GISÈLE MARTY : D’ANOR A HIRSON, UN SIÈCLE DE VIE ET UNE BELLE LEÇON D’OPTIMISME.

Aux côtés de la centenaire, Jean-Jacques Thomas rappela combien, dans une société dans laquelle l’internet abolit le temps, il est important de conserver des points de repères. « Et quel plus bel exemple que la mémoire vivante, en l’occurrence celle de Gisèle Marty ».
Née le 25 juin 1910, la jeune femme épousa le 8 septembre 1928 Jean Marty, employé de chemin de fer. Tisseuse pendant deux ans à la filature d’Anor, elle résidera bien évidemment aux Champs-Elysées, boulevard de Metz jusqu’au décès de son époux puis chez ses enfants, boulevard de Strasbourg.

De leur union naquirent trois enfants, Arlette, Jean et Christian ; neuf petits enfants, quatorze arrières petits enfants et dix neuf arrière arrières petits enfants.
Accueillie à la Résidence Brisset en janvier 2008, au terme d’une « vie calme et simple ». « Elle aimait, disent ces enfants, danser, chanter et faire la fête ». Elle aura surtout traversé deux guerres, vécu deux occupations et une révolution industrielle.

« Formidable exemple de longévité et belle leçon de vie, nota d’ailleurs Jean-Jacques Thomas, elle est née au moment où Paris était inondé où les lois sur les retraites ouvrières et paysannes prévoyaient un départ à 65 ans avec l’obligation d’une assurance vieillesse pour les salariés gag nant moins de 3 000 francs annuel ». « Autant d’éléments, nota-t-il, qui n ous ramène à une actualité brûlante ».
En présence de Philippe Deboosère et des agents de la résidence, Madame Marty fut donc fleurie avant le traditionnel gâteau partagé par l’ensemble des invités en même temps que cette belle leçon d'optimisme ».