YVES DAUDIGNY RÉÉLU : UN PRÉSIDENT EN MÊME TEMPS QU’UN PROJET POUR L’AISNE.

Sans faire abstraction du contexte international, qu’il s’agisse des interventions françaises en Afghanistan ou en Libye, mais également du Japon, hier, à la tribune du Conseil général, Yves Daudigny a néanmoins donné toute son importance démocratique à l’exercice démocratique qui lui a valu d’être reconduit à la présidence de l’Assemblée départementale par vingt-huit voix contre six à Nicolas Fricoteaux (DVD) et huit à Hervé Muzart (UMP).
Avec émotion, après les remerciements d’usage, fidèle à ses méthodes de gouvernance, le nouvel élu a également souhaité que « chacun trouve et retrouve sa place au sein de l’assemblée (puisque) le temps de la confrontation politique cède (désormais) la place à l’action publique ». Pour lui, en effet, « la démocratie s’est exprimée dans les urnes, elle continuera dans l’hémicycle grâce à l’intelligence collective ».

Difficile, malgré tout pour l’ancien du PSU de passer sous silence les récents faits politiques majeurs que constituent le fort taux d’abstention et la montée du FN « avec des candidats inconnus sur le terrain ». Sentiment d’abandon, d’exaspération, rejet d’une société au sein de laquelle se creusent les inégalités ? En de toute évidence, la réponse locale ne suffit pas, même si, paradoxalement, tous les sortants ont été réélus.

La façon d’être plus encore en phase avec une société de plus en plus fragmentée s’impose donc à tous de manière à « faire obstruction à une France à deux vitesses ». Tel est d’ailleurs le sens donné au « projet pour l’Aisne » qu’Yves Daudigny entend porter à l’horizon 2020.
C’est, selon lui, « un avenir à vivre ensemble, dans un partenariat respectueux des obligations de chacun » en même temps qu’un « message délivré du Conseil général à l’ensemble des électrices et des électeurs ». En associant vérité et égalité, le Président réélu cita d’ailleurs Montesquieu en rappelant que « l’amour de la démocratie est (d’abord) celui de l’égalité ».