DOUBLE VAINQUEUR DE LA COUPE DE FRANCE, BERNARD LEFÈVRE ANALYSE LA (LOGIQUE) VICTOIRE LYONNAISE.

Hier, il n’était pas présent au Stade de France. Double vainqueur de la Coupe de France en 1953 et 1955 (notre photo) avec le Lille Olympique Sporting Club (LOSC), l’Aurinien Bernard Lefèvre, qui sert, ici, la main du Président de la République René Coty, a suivi la finale Lyon-Quevilly devant son écran de télévision. Le professionnel auquel les supporters nordistes lui avaient, à l’époque, offert une réplique du trophée remporté hier Lissandro et ses coéquipiers analyse un « résultat somme toute logique ».

« La victoire des Lyonnais, ajoute l’octogénaire dont le jugement demeure plus que jamais pertinent, est tout à fait normale. Au vu de la première période, l’OL aurait même pu l’emporter par deux ou trois buts d’écart. Loris a eu très peu d’arrêt décisif à faire. Le seul est intervenu en seconde période au moment où les professionnels ont eu peur de prendre un but en contre ».
« Après son échec en Coupe de la Ligue, poursuit Bernard Lefèvre, Lyon avait besoin de la Coupe de France pour sauver sa saison. La Champion’s League est loin d’être acquise pour eux et les joueurs savaient qu’en cas d’égalisation, Quevilly, comme contre Rennes, était capable de faire le break. Lyon a donc géré son avance, laissant aux Normands un peu plus de possibilité mais, au final, Quevilly n’a pas démérité ».