A BUIRE, LE MESSAGE DES DÉPORTÉS RÉSONNE TOUJOURS COMME UN APPEL A LA VIGILANCE.

Voici quatre-vingt ans, dans une indifférence quasi générale, Hitler imposait en même temps que son pouvoir en Allemagne un nazisme qui allait entraîner le monde dans un conflit qui s’acheva en 1945 après de trop longues années de terreur. C’est alors que les Déportés survivants revinrent des camps. A Buire, devant la stèle érigée à la mémoire des cheminots morts pour la France – dont plusieurs en Déportation – les autorités ont observé une minute de silence avant que, place du 19 mars, les élus locaux, Jean-Jacques Thomas et les représentants des associations d'anciens combattants ne s’inclinent devant la mémoire des martyrs.
Devant le monument, Maurice Demeaux rappela, quant à lui, combien le message des Déportés résonne toujours comme un appel à la vigilance, au respect de l’être humain, de sa dignité et du droit à la différence : « tant que nous pourrons prendre la parole, affirma-t-il, nous devons aux générations nouvelles que c’est surtout dans les moments de crise que resurgissent les discours antidémocratiques, xénophobes, racistes et antisémites dans lesquels elles doivent discerner les thèses de ceux qui ont exterminé les juifs d’Europe, massacré les Tziganes, déporté et fusillé les Résistants. Aujourd’hui, il est essentiel qu’elles reconnaissent, dans d’autres discours, les vociférations d’Adolf Hitler et la voix soumise de Philippe Pétain. Ainsi avertes, pourront-elles combattre le danger s’il se présente ».