DVORAK, VORISEK, STAMITZ : L’ORCHESTRE DE PICARDIE SIGNE A L’EDEN UN TCHÈQUE A PROFUSION.
Par nature, Arie van Beek aime faire découvrir de nouveaux horizons à ses musiciens et à son public. L’an dernier, il avait, notamment, mis en lumières les compositeurs français. Avec une semaine d’avance sur la Fête de la musique, le Directeur artistique de l’Orchestre de Picardie a, cette fois, mis le cap à l’Est avec Anton Dvorak, Jan Vaclav Vorisek et Carl Stamitz.
Plusieurs des interprètes présents à Hirson ont, du reste, avoué que la « Nocturne en si majeur » de l’un des compositeurs tchèques les plus célèbres était pour la première fois inscrite à leur répertoire tout comme les quatre mouvements de la « Symphonie en ré majeur », de Vorisek, contemporain de Rossini et de Schubert. Placée sous le signe de la découverte, cette première partie donna donc le ton.
La seconde se révéla tout aussi intéressante avec Marie-Claire Méreaux, la violoniste de l’orchestre, depuis 1999, alto solo. A son programme, le concerto en ré majeur, de Stamitz, pièce majeure, probablement composé en 1770. Il ne restait plus au public de l’Eden qu’à découvrir la « Suite tchèque en ré majeur », référence aux danses traditionnelles et populaires de Bohème et de Moravie. Du reste, le cinquième mouvement, le puissant « Furiant » souleva l’enthousiasme d’un public visiblement heureux de cette soirée-découverte.


