FUSION PICARDIE – NORD-PAS-DE-CALAIS ET AVENIR DES CONSEILS DÉPARTEMENTAUX : LA POSITION DE JEAN-JACQUES THOMAS.
La nuit blanche et le matin du 18 juillet ont marqué une nouvelle étape dans la configuration des futures régions proposée au vote des Députés. Après l’ébauche d’un rapprochement Picardie – Basse et Haute Normandie, puis d’un élargissement initié par Martine Aubry et évoqué avec Claude Gewerc ( Picardie – Nord Pas-de-Calais – Basse et Haute-Normandie), une nouvelle carte régionale réunissait dernièrement la Picardie et Champagne-Ardenne. Sans, pour autant, susciter un réel engouement.
Hier, au petit matin, la carte des treize régions a une nouvelle fois changé avec une association Picardie – Nord Pas-de-Calais. Si cette fusion ne reçoit pas l’agrément de Martine Aubry, pour Jean-Jacques Thomas, « avec six millions d’habitants, cet ensemble à taille européenne s’appuie pourtant sur une tradition historique et linguistique, mais, également, sur des atouts agricoles, industriels, dans la recherche et l’innovation agroalimentaire ». De plus, ajoute le Maire d’Hirson, « des projets de coopération existent déjà. Ne serait-ce qu’au niveau transfrontalier, mais également de la filière bois ou de « I-Trans ».
Par ailleurs, sur la question de la suppression des Conseils départementaux en 2020, le 1er Premier Vice-Président de l’actuel Conseil général, demande qu’au nom de la proximité et de la solidarité territoriale, les territoires ruraux comme l’Aisne conserve une assemblée susceptible d’assurer une péréquation, selon lui, indispensable. Par ailleurs, ajoute-t-il, « contrairement aux communautés d’agglomérations, les communautés de communes axonaises n’ont pas les capacités à gérer les compétences des futurs conseils départementaux en matière sociale, d’aide à l’enfance, l’APA ou de RSA ou ; encore d’aide aux communes comme le CDDL et le FDS.

