AVANT DE CHERCHER DU RECUL, JÉRÉMY AMATE A PRIS DE LA HAUTEUR.
Passer de 1 cm sur le papier à un mètre sur le mur n’est pas qu’une question d ‘échelle. Sur son échafaudage, Jérémy Amate a, certes, pris de la hauteur, mais il a désormais besoin de prendre du recul pour apprécier son œuvre. Mercredi, jusque après le démontage de l’échafaudage qui lui a permis de dessiner puis de peindre à 6,5 mètres de hauteur et sur un largueur de trente mètres, le jeune artiste aura une idée plus précise de son travail.
Certes, comme il l’a expliqué à Jean-Jacques Thomas, la nacelle municipale lui permettra, si nécessaire, d’effectuer quelques retouches avant de signer sa première fresque de cette importance. Lors du Festival (normand) de la pluie, Jérémy Amache reviendra à ses premières amours et au papier kraft, mais il demeurera fidèle au noir et blanc, au charbon, à la craie blanche et au portrait inachevé, pour, dit-il, « donner au dessin tout son impact et sa force ».
A Hirson, avec le regard de Jaurès, l’artiste n’a pas choisi la facilité pour traduire dans les yeux monumentaux « la bienveillance et l’humanité du modèle ». Si de près, il est impossible de distinguer la vue générale, en descendant de la rue Albert 1er, le résultat explose à la vue du passant. En attendant l’inauguration, ce soir, galerie Gilbert Arduin, Jérémy Amate présentera une vingtaine de réalisations, moins spectaculaires, certes, mais de la même veine. Et le 30 juillet, il accueillera les enfants des accueils de loisirs pour, avec eux, partager sa passion.


