250e FOIRE DE SAINTE CATHERINE : LA SAVEUR D’UN ANNIVERSAIRE ENSOLEILLÉ.
Une certitude, malgré son âge, cette 250e édition ne vieillit pas. Du reste, le ciel azur est, lui aussi, de la partie lorsque Jean-Jacques Thomas, Jean-Louis Bricout et Alain Reuter coupent le ruban inaugural.
Au total, à partir de 6h, 184 camelots commencent à déballer. Deux heures plus tard, chacun est à sa place et la vingtaine d’emplacements laissés libres par des marchands ambulants absents ont rapidement trouvé preneurs. Le contrôle de sécurité assuré par le passage des sapeurs-pompiers du haut de la rue Charles de Gaulle jusqu’au bas de la rue du 8 mai, toutes les conditions de la réussite de ce rassemblement populaire sont donc réunies. Comme les associations locales pour proposer croque-monsieur ou gauffre au Maroilles.
De plus – et c’est heureux - les craintes liées aux attentats n’ont nullement découragé le public plus nombreux dans l’après-midi. Le cadre soigné, chaque camelot peut alors joué sa partition. Les dix euros les dix saucissons aux habituels marchands de couteaux, sans doute pour les débiter, en passant par les produits miracles pour la ménagère ou la cuisinière attirent le chaland. Même Nicole Bousignières, en habit de Mère Noël, soigne, elle aussi, sa mise en scène pour mieux vendre … ses rideaux.
Autre tradition ancestrale de la Sainte Catherine, descendu du Nord, le marchand d’aulx comme les jeunes maréchaux-ferrants de la MFR figurent en bonne place. Accompagnés d’ânes et d’alpagas, les chevaux de trait, du Nord eux aussi, rappellent au public qu’à ses débuts la foire était d’abord un vaste marché aux bestiaux. En souvenir de cette page d’histoire locale, les éleveurs se sont retrouvés autour d’un plat de tripes. De quoi apporter un peu plus de saveur à un rendez-vous qui n’en manque pas.



