EN OUVERTURE, « CHICO ET RITA » SE REGARDE COMME UNE BD, S’ÉCOUTE COMME UN CD.
« Goya 2011 » du meilleur film d'animation et « Prix Cineuropa », du Festival des Arcs 2010, « Chico et Rita » avaient toute leur place en ouverture du Festival de Jazz. Fernando Trueba, le réalisateur de « Belle époque » et « La fille de tes rêves », avec Pénélope Cruz, et, Javier Mariscal, le dessinateur, y signent, en effet, une histoire d’amour dans le Cuba de 1948. Mais les deux artistes, sont entourés par d’autres musiciens bien réels Nat King Cole, le pianiste américain Théolonious Monk ou le trompettiste Dizzy Gillepsie (notre photo), et, évidemment, le Cubain Bebo Valdés,auxquel il est rendu un hommage particulier.
Dans ces deux Cubains, au moment où l’île s’ouvre aux Etats-Unis, le film met également en scène autant qu'en musique toute une génération. Entre ceux qui ont émigré et ceux qui sont restés. Entre politique et musique, culture et Histoire, Cuba et New-York, « Chico et Rita » se regarde comme une BD et s’écoute comme un CD. Une belle ouverture pour le public qui ce soir se retrouvera salle de l'Eden.

