AVEC UN TONNAGE EN HAUSSE, LA BONNE SANTÉ DE L’ABATTOIR HIRSONNAIS.
Confié à la « SABHIR » et à son gérant Nicolas Divry, l’abattoir demeure la dernière structure municipale du genre. Avec près d’un millier de fournisseurs et de clients, un tonnage en nette augmentation et huit salariés, il fait, également, figure d’exception dans le paysage régional. Comme d’autres, il aurait, en effet, dû disparaître depuis longtemps. La volonté municipal en a décidé autrement. Maillon essentiel de la chaîne de l’élevage, l’abattoir hirsonnais répond non seulement à un besoin, mais ses résultats démontrent de son bien-fondé.
Alors qu’en 2014 son tonnage peine à atteindre 466 tonnes, l’année suivante, il progresse et l’augmente à 488 tonnes avant de réaliser un bond spectaculaire à 613 tonnes l’an dernier. Certes, la fermeture de l’abattoir laonnois contribue à ce nouvel élan. Cependant, sa disparition ne justifie pas uniquement l’arrivée de nouveaux clients.
« Les circuits courts, explique Nicolas Divry, notre organisation, notre réputation et les besoins en matière de découpe nous assurent cette progression dont nous pensons qu’elle peut nous amener à 650 tonnes cette année et, ensuite, à nous rapprocher des 800 tonnes ». De plus, l’abattoir doit répondre à des normes précises. Ainsi, il ne doit pas s’écouler plus de quarante-cinq minutes entre le moment où la bête arrive vivante dans l’abattoir et celui où la carcasse découpée entre dans le frigo.


