MARIE-LAURE CÉLISSE SE LA JOUE FRENCHIE.
S’il fallait donner une couleur au jazz, ce serait l’ébène en souvenir des esclaves noirs dont les mots résonnent toujours dans la langue nord – américaine. Aussi, le pari de Marie-Laure Célisse et des Frenchy’s de chanter en français reste audacieux. A Hirson, le festival de jazz se refuse de promouvoir un style plutôt qu’un autre. En proposant la première partie d’André Manoukian et de China Moses à Marie Laure Célisse, au chant ; César Pastre, au piano ; Ibrahim Haiouani, à la contrebasse ; et Lucio Tomasi, à la batterie, les organisateurs souhaitaient varier les genres et, par là-même, remettre Boris Vian à la mode, mais également « que reste-t-il de nos amours », de Charles Trenet, repris sous « I wish you love » par Barbara Streisand, Frank Sinatra et bien d’autres.
Autre grand succès de Boris Vian, « Le blues du dentiste » et, évidemment, « Fais-moi mal Johnny » ont complété le tableau par petites touches avec, en prime, une adaptation estivale de « Caravane », standard de Duke Ellington, là encore dans la langue de Molière.