LA PRISE DE CONSCIENCE DES PARENTS DÉBOUCHE SUR UNE LARGE OPPOSITION A LA LOI BLANQUER.
« On enlève les parents de l’école ». « On renie les classes d’âge et on nie l’utilité de la maternelle ». Hier, en Mairie, les parents d’élèves n’ont guère été tendres avec la nouvelle réforme de l’Éducation Nationale que le ministre Jean-Michel Blanquer veut régler par ordonnance. Du moins 21 articles sur 25. Pour Stéphane Bizeau, Jean-Louis Bricout et Jean-Jacques Thomas, la création des établissements des savoirs fondamentaux, la possibilité pour les assistants d’éducation d’enseigner, le fait qu’un AESH accompagne non plus un enfant en situation de handicap mais soit affecté à une école, la scolarisation obligatoire à trois ans avec un financement induit du privé par les mairies, la disparition des directeurs d’écoles absorbés dans les collèges, la liberté d’expression des enseignants réduite à néant et la fin des évaluations indépendantes inquiètent.
Hier en mairie, les participants ont ainsi manifesté leur défiance vis-à-vis d’une loi appelée au Sénat début mai puis en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Du reste, un rassemblement est prévu le 28 mars à 17 h devant l’Inspection de l’Éducation Nationale, un déplacement à Paris le 30 mars avec un bus au départ de la place Victor Hugo à 9h45 ainsi que le 4 avril une grève générale.
D’ici là, d’autres opérations pourraient être menées avec la poursuite de l’opération « Écoles mortes » à Charles Clément, aux Champs-Élysées et à Jean Zay élémentaire et même des blocages d’écoles. Spontanée, les réactions sont, forcément, diverses mais, avec, en commun, l’opposition à une loi visant à mettre à mal Éducation Nationale. Un vieux rêve de l’ancien Directeur général de l’enseignement scolaire sous Nicolas Sarkozy aujourd’hui Ministre.
