JEAN-CHRISTOPHE CAMBADÉLIS : « POUR AVOIR VOULU EN FINIR AVEC LE CLIVAGE DROITE-GAUCHE, LE POPULISME EST DANS LES RUES ».
« Il faut donner les moyens aux collectivités de conquérir leurs espaces. Le pays profond est prêt à bouger dès lors qu’il sera débarrassé de l’infantilisation de de Bercy. Elle est terminée l’époque où, aujourd’hui encore, Paris nous explique qu’il va tout faire à notre place ». Venu célébrer à Hirson l’anniversaire du 10 mai 1981, Jean-Christophe Cambadélis a, également, repris son bâton de pèlerin socialiste et débuté son tour de France par Hirson. La raison ? « Le pays va très mal explique-t-il. La colère est palpable entre les Français et l’exécutif. Emmanuel Macron a mis à côté de la plaque. En Marche est en panne. Les Français ont besoin d’une nouvelle donne démocratique ».
L’ancien Premier Secrétaire du PS rappelle que le Président de la République voulait en finir avec le clivage Droite-Gauche, résultat, les Européennes se traduisent par une décomposition politique. Le populisme est dans les urnes et dans la rue. « Je ne peux pas regarder ce pays s’abîmer en restant sur mon divan confesse-t-il. Il faut prendre ses responsabilités. Je me suis donc naturellement posé la question de savoir comment aider mon pays et la Gauche ».
Jean-Christophe Cambadélis partage avec Jean-Jacques Thomas la même vision de l’aménagement du territoire. Pour eux, l’avenir passera par la rencontre des Municipalités de Gauche avec les courants associatif et syndical et le nouveau départ politique sera donné à partir du mouvement municipal. Comme ce fut le cas en 1905, après les guerres, en 1971 et en 1977. « Plus solide, insistent-ils, l’axe de la reconquête se construira, en prise directe avec les territoires dans une lutte contre le pouvoir jacobin ».

