MICHEL RONSAIN, PLUS QUE JAMAIS SUR LES CHEMINS COLORÉS DE LA LIBERTÉ.
« Ohis sous la neige », « Les toits gris à Bucilly » « Un soir à Broadway », invité d’honneur de la 15e Biennale de l’aquarelle ouverte salle de l'Eden jusqu'au 24 novembre, en 24 tableaux, Michel Ronsain résume sa carrière et ses différentes périodes. Des bouquets chers à son maître Gilbert Arduin aux œuvres en rouge et noir en passant par l’Aquarouge et son flirt fauviste et avec l’abstraction, tel l’architecte, l’artiste construit son œuvre comme d’autres leur maison. D’esquisses en tracés, les volumes donnent naissance à la toile. Le peintre peut alors entrer dans les lieux, les habiter. Entre terre et ciel, la lumière, elle aussi, donne vie à l’ensemble.
Longtemps, en disciple attentif, Michel Ronsain s’attacha à parfaire l’ambiance feutrée des bocages avant d’oser installer un géranium sur une bordure de fenêtre. La petite tâche écarlate va alors s’agrandir, s’évader pour échapper au peintre jusqu’à gagner un ciré sous la pluie. Libérées, les couleurs se suffisent à elles-mêmes. Abandonnés les lignes et les volumes, l’artiste s’en est allé. La Thiérache des débuts lui est apparue trop étroite, presque étriquée à mesure que se révèle son besoin d’espaces qu’il partage avec ses élèves auxquels il ne s’est pas contenté de montrer un chemin, mais d’ouvrir plusieurs voies.