PLAIDOYER POUR UNE DÉCENTRALISATION HOSPITALIÈRE ET LA SUPPRESSION DE LA T2A.
L'hôpital de proximité et ses agents sont en première ligne pour affronter la crise sanitaire. Alors que le plan de santé gouvernemental « Ma santé 2022 » divise la réorganisation hospitalière en trois catégories : soins de proximité, spécialisés et ultraspécialisés, les établissements locaux sont amenés à traiter les cas qui se présentent. L’épidémie de Covid-19 en témoigne. A Hirson, avant même le confinement et l’extension de la pandémie, Martine Tatinclaux a organisé un parcours des patients, avec, douze puis vingt-quatre lits, une aile de médecine dédiée aux malades infectés.
Dans cette adaptation permanente et avec les moyens du bord, avec son équipe, elle a fait d’Hirson le centre de soins hospitaliers de la Thiérache, ce qui explique le nombre de malades accueillis et la proportion de décès somme toute limitée. Avec Carine Van Der Sypt, cadre hygiéniste (notre photo) ; Jean-Claude Natteau, Chef des services de médecine et des Urgences ; Florence Gaudion, cadre des Urgences, et Thomas Debourse, Président de la Commission Médicale d’Établissement ; la directrice d’HI.NO.VE. vient d’ouvrir douze lits de convalescence pour les malades sortis de l’aile Covid. Belle initiative qui, si besoin était, témoigne de la nécessité, demain, d’une décentralisation hospitalière dotée de moyens adaptés. De fait, mode actuel de financement des établissements, la tarification à l’activité (T2A) doit, donc, être supprimée.