COMMÉMORATION DE L’INHUMATION DU SOLDAT INCONNU D’ALGÉRIE : IL EST DES SILENCES QUI PARLENT.
« Comme autant d’offrandes, sur nos monuments, chaque nom, chaque prénom effleuré ou touché du doigt, ramène ces disparus à la vie. Auréolé de gloire ou non, chacun de ces soldats reste le héros d’une vie. La sienne ». Dimanche matin, devant le monument érigé à la mémoire des soldats d’Algérie, Tunisie et Maroc, sur la pierre de laquelle sont gravés les noms des appelés hirsonnais, tombés de l’autre côté de la Méditerranée, Jean-Jacques Thomas a commémoré l’inhumation du soldat inconnu d’Algérie à Notre-Dame de Lorette.
« Son corps, expliqua-t-il, fut transféré depuis le cimetière du « petit lac », à Oran pour retrouver sur le sol national ses frères d’armes et pour raviver, dans cet hommage, la mémoire de tous les Français ». Même si sur la colline du Pas-de-Calais, théâtre des terribles combats de la Première guerre mondiale, les clameurs, les cris et les râles se sont tus, pour le Maire d’Hirson, « il est des silences qui parlent. De ceux d’Algérie et d’ailleurs ».
