DANS UNE VERSION ÉPURÉE, L’HOMMAGE RENDU A CEUX DE 14.
Sobre dans la forme, la commémoration de l’armistice de la Première guerre mondiale fut, cependant, l’occasion pour Jean-Jacques Thomas de rendre hommage à deux écrivains-soldats : le Picard Roland Dorgelès dont « Les croix de bois » surmontent désormais les cadavres de soldats allemands ou français, inconnus ou non, puis Maurice Genevoix, appelé, à 24 ans, le 2 août 1914, à rejoindre le 106e régiment d'infanterie. Engagé dans la bataille de la Marne, il se bat, également, à Verdun. Il défend, lui aussi, le village des Éparges, sur la colline duquel disparaîtront 12 000 hommes. Face à lui, dans l’autre camp, un autre écrivain, soldat, lui aussi, l’Allemand Ernst Jünger, le poète guerrier, devenu un artisan de la réconciliation.
Après avoir fleuri le monument de la place Victor Hugo, le Maire d’Hirson a associé les deux événements mémoriels : le centenaire de l'inhumation du Soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe et l’entrée au Panthéon de Maurice Genevois. « Avec lui, souligna l’élu, entouré de ses deux collègues Hervé Souply et Dominique Van Elslande, du Major Jean-Christophe Godin, de l’escadron de gendarmerie mobile, de deux porte-drapeaux et d’un soldat en uniforme d’époque de « Thiérache Histoire vivante », le Maire d’Hirson a salué les héros du front et les hérauts, Dorgelès et Genevoix, messagers de la mémoire, témoins de cette boucherie qui fit plus de 18 millions de morts dont 1,4 million de Français inhumés dans des ossuaires et, comme à Hirson et à Effry, dans des nécropoles ouvertes à la hâte pour y entasser Français, Allemands, Russes et Roumains.
HÉROS DU FRONT, HÉRAUTS DE LA MÉMOIRE
