JOURNÉE DE LA DÉPORTATION : RESPECT ET ÉMOTION, MÉMOIRE ET ESPÉRANCE.
« Madame Wallez – Pont à Marcq – Mari déporté – Confiance – Baisers ». Griffonné au crayon de bois sur l’emballage d’un paquet de cigarettes, jeté du wagon à bestiaux en gare de Loos-les-Lille, ce message sera remis à son épouse tandis que, comme beaucoup d’autres, Adolphe Wallez roule vers le camp d’Oranienburg – Sachsenhausen, implanté au Nord de Berlin. 84 000 déportés y perdront la vie.
Résistant, dénoncé, arrêté, enfermé le 1er septembre 1944 sous le matricule 97 911, marqué du triangle rouge des déportés politiques, Adolphe Wallez survivra et rentrera en France. Il pèse alors pèse 45 Kg contre 80 Kg à son départ pour le néant. Le musée d’Hirson conserve à jamais son costume de déporté, celui là-même devant lequel, hier, Jean-Jacques, s’est incliné, avec respect et émotion, portant ainsi le message universel d’une mémoire dans laquelle la souffrance se mêle à l’espérance.