LANGAGE UNIVERSEL, COMME LA PAIX, LA MUSIQUE NE DEVRAIT PAS CONNAÎTRE DE FRONTIÈRES.
A l’initiative de la Municipalité, le concert solidaire donné à Hirson fut l’occasion d’entendre à l’Eden les textes visionnaires de Victor Hugo et de François Mitterrand dont le célèbre « Le nationalisme, c’est la guerre » prononcé devant le Parlement de Strasbourg, mais également, les musiciens et leurs partenaires du Conservatoire réunis devant un nombreux public.
L’occasion de rassembler de nombreux dons en produits de première nécessité et 1 420 € en numéraire destinés à meubler les onze appartements mis à leur disposition par l’OPH de l’Aisne. Ukrainien d’origine et professeur de violoncelle au conservatoire de la ville, Igor Kiritchenko ouvrit la partie musicale aux côtés de ses amis du « Quatuor Élysée », également investis dans cette action humanitaire en compagnie de Vadim, Russe et Ukrainien, et d’Andreï, Ukrainien.
Le public eut, également, l’occasion d’entendre l’œuvre d’un tout jeune compositeur ukrainien, Andriy Bondarenko, aujourd’hui confiné dans l’enfer de la capitale ukrainienne. Puis, successivement, Frédéric Bernard s’associa à Igor Kiritchenko pour trois romances du XIXe siècle avant de reprendre aux côtés de Vadim un tango signé Astor Piazzolla.
Le public eut, également, le plaisir d’applaudir Hannah Reksi-Sata, la future professeure de chant du Conservatoire, accompagnée à la guitare sur des transcriptions personnelles de deux airs de Bellini et Gounod. Enfin pour terminer cette soirée chargé d’émotions, le quatuor Élysée est revenu interpréter une pièce de Chostakovitch, suspendant le temps comme chacun aimerait que les bombardements le soient, eux aussi.