REPLACER « LES 24 DE SAINT-MICHEL » DANS L’HISTOIRE DE LA FRANCE LIBRE ET DE LA RÉPUBLIQUE RETROUVÉE.
Dimanche matin, devant le soldat relevant la France, imaginé par Michel Paquet et Michel Duval, Jean-Jacques Thomas et Nicolas Fricoteaux ont, tous deux, fait référence à « L’étrange défaite » écrit en 1940 par Marc Bloch dans lequel, comme Charles de Gaulle, le Résistant fusillé en 1944 explique comment et, surtout, pourquoi la France est entrée dans la guerre sans le matériel, ni la stratégie adaptés.
« En quelques semaines, expliqua le Président d’honneur de l’association saint-michelloise du souvenir de mai 1940, comme la démocratie, l’armée française est vaincue. Repliés à Bordeaux puis à Vichy, les pouvoirs publics perdent toute capacité d’initiative et de résistance. Tout aussi grave, comme un fétu de paille, les institutions républicaines sont emportées par l’effondrement militaire. A moins que l’effondrement de la République n’ait précipité la débâcle militaire ».
Après que le Président Jean-Pierre Dutry ait rappelé les conditions dans lesquelles ont été tués les 24 soldats français, le Président des Trois-Rivières souhaita éclairer l’Histoire : « La République disparaît, continua-t-il, laissant la place à un régime d’Extrême-Droite soumis à l’ennemi. Ce sont les mêmes qui après 1936 déclaraient « Hitler plutôt que le Front populaire ».
Du reste, de sa propre initiative, dès octobre 1940 - cinq mois seulement après les combats de Saint-Michel - le régime de Vichy exclut les Juifs de la communauté française. La France de Voltaire et d’Hugo, de Diderot et de Zola, capitule. De conclure : « Voilà pourquoi, il importe, de replacer les soldats tombés à Saint-Michel dans l’Histoire de France. Parce qu’ils sont, aussi, l’histoire de la France libre et de la République retrouvée ».

