LA FRATERNITÉ DES PEUPLES SLAVES NE POUVAIT QUE RÉUNIR KIT ARMSTRONG ET ANDREJ BIELOW.
En 2014, en ouverture des Transfrontalières, Kit Armstrong et Andrej Bielow s’étaient, déjà, retrouvés sur la scène de l’église, propriété du pianiste. Les deux artistes étaient, cette fois, à l’affiche du 5e Printemps du jeune compositeur et soliste hirsonnais avec un programme imaginé autour de la fraternité des peuples slaves. Un répertoire que Kit Armstrong avoue (relativement) méconnaitre mais dans lequel sa complicité avec Andrej Bielow ne laissa rien transparaitre. Si ce n’est une véritable émotion au travers d’une culture immense et universelle.
Bien évidemment, avec les compositeurs choisis et le contexte ukrainien, le pianiste rappela combien il exécrait le nationalisme lorsqu’il s’agit pour une nation de défendre ses intérêts contre ceux d’une autre, mais combien il l’appréciait lorsqu’il s’agit de sublimer les traditions locales dans un patrimoine culturel national. L’exemple d’Antonin Dvorak, le Tchèque, capable de contribuer à l’émergence de la musique américaine trouva, également, son prolongement dans les Variations, de Rachmaninoff ou dans la sonate de Prokofieff, évidemment pour piano et violon.