CETTE ANNÉE ENCORE, LA DIMENSION UNIVERSELLE DE LA COMMÉMORATION HIRSONNAISE.
Dans les zones occupées durant la Première guerre mondiale, la guerre n’oppose pas que les soldats entre eux. Victimes des réquisitions en tous genres et des sévices, les populations survivent dans le dénuement, la faim et le froid. Le département de l’Aisne paiera, du reste, un lourd tribut avec 139 villages complètement détruits, 461 à plus de 50 % et 235 endommagés.
Au travail forcé des populations s’ajoutent celui des prisonniers. Ces camps de travail et de redressement sont implantés en Belgique, dans les Ardennes, le Nord et dans l’Aisne. Située dans Hirson, occupée dès août 1914, à l'intérieur du cimetière municipal, la nécropole fut édifiée par les Allemands en septembre 1914 et fut utilisée jusqu'à la fin de la guerre, le 7 novembre 1918.
Après l'armistice, la France y a regroupé des tombes provenant de dix-huit cimetières allemands créés en Thiérache. Chaque année, la Municipalité salue donc la mémoire des 245 Russes morts en captivité, des 1 301 Allemands, d’un Finlandais et des 275 déportés roumains.
