A PARTIR DU « BON ACCUEIL », L’HÉBERGEMENT D’URGENCE CONSOLIDE LE DROIT A UN TOIT.
CHRS, stabilisation, accueil hivernal, hébergement d’urgence pour demandeur d’asile. Leurs noms varient, mais leurs missions restent les mêmes : mettre à l’abri des personnes à la rue, loger en priorité des défavorisés, des mères avec leurs enfants victimes de violences conjugales, proposer à tous un accompagnement social minimum.
Durant l'hiver, l’accueil s’opère en chambre commune dans un lieu de repos dont la durée de séjour doit être la plus courte possible. Ouvert en 1997 et inauguré l’année suivante, ancien octroi dont l'appellation « République française » demeure gravée dans la pierre, cet ancien café et hôtel fermé depuis plusieurs années avant d'être acquis par la Municipalité et salué par l'abbé Pierre, « Le Bon accueil » propose aujourd’hui vingt places d’hébergement.
Pour cette fin d’année, sept sont occupées par des Axonais d’Étréaupont, Villers-Cotterêts ou de Soissons en galère suite à une séparation conjugale ou expulsés pour des dettes de loyer. Avec eux, un Burkinabé de 27 ans, hébergé depuis novembre fuyant son pays après les deux coups d'État militaires de 2022 et l’arrivée de groupes islamistes du Mali. Grâce à l’équipe d’Accueil et Promotion dirigée par Corinne Tonnoir, seize enfants ont, eux aussi, pu trouver un toit dans les différentes structures et les appartements loués.
Rue Léon Blum sont accueillis quatre Afghans et deux Congolais. Rue Camille Grisot, le couple pakistanais élève trois enfants. Les deux familles congolaises comptent, à elles deux, cinq enfants et la mère géorgienne, quatre. Tous sont scolarisés et parfaitement intégrés dans leurs écoles. L’ancien « Hôtel du midi », rue d’Alsace, propose, également, un accueil d’urgence à cinq personnes dirigées par le « 115 » avec deux enfants. Sur le quartier de la Verrerie, le logement permit d’accueillir temporairement trois Hirsonnais dont l’habitation était temporairement inoccupable après un feu de cheminée.
