CDDL : DEUX MILLIONS D’EUROS DU CONSEIL GÉNÉRAL POUR LE PAYS DES TROIS-RIVIERES.

Hier, en fin de matinée, dans les locaux du Sémaphore a été signé entre Jean-Jacques Thomas, Premier Vice-Président du Conseil général, et Jean-Claude Molinaro, 1er Vice-Président de la Communauté de communes, le nouveau Contrat Départemental de Développement Local du Pays des Trois-Rivières.

Ce document paraphé par Prince Maillard, Président des Maires du Canton d’Aubenton, représentant Bernard Noé, garantit un accompagnement financier de l’Assemblée départementale de plus de deux millions d’euros et le financement de quelque vingt six projets structurants comme la réfection des stades Hébert et Léo Lagrange à Hirson ou l’assainissement de Saint-Michel, mais également des opérations locales comme la réhabilitation des salles de Mondrepuis, Watigny, Buire et Martigny. Au total, le CDDL générera près de sept millions d’euros d’investissements publics.
CINQUANTE LYCÉENS HIRSONNAIS AU CŒUR DU DISPOSITIF DE LA SÉCURITÉ CIVILE.

Après avoir découvert le Conseil général et débattu avec Jean-Jacques Thomas de ses missions et des compétences de l’Assemblée départementale, une cinquantaine de délégués de classe et d’élus du Conseil de la vie lycéenne ont été accueillis au Service Départemental d’Incendie et de Secours (SDIS).

Dans la salle du CTA-CODIS, en trois groupes, sous la direction du caporal-chef Rudy Lobreau ; en présence de Jean-Jacques Thomas, des colonels Ragot, Boulard et Maury, ils ont vécu le déclenchement des alertes à partir des quelque quatre cents appels reçus, en moyenne, chaque jour. Certes, seule une centaine donne lieu à une intervention, malgré tout, tous font l’objet d’un enregistrement, d’une vérification et, le cas échéant, d’une mise en relation avec un médecin du SAMU avant l’arrivée des sapeurs-pompiers.

Les élèves du lycée Joliot-Curie ont également mieux compris le remplacement dans les casernes des véhicules partis sur les interventions et le rôle de chacun des maillons de la chaîne départementale de la sécurité civile.
COURQUAIN : AVEC JAN'CH, LE FROMAGER, VAUBAN, CH'BIQUET OU JEAN-LOU, UN SUCCÈS POPULAIRE … XXL.

Voilà bien longtemps que l’ancien poste de douanes n’avait pas connu une telle affluence. En fait, depuis le tournage du film « Rien à déclarer », mais également depuis les années 90, avant donc la suppression des frontières. Du reste, du « Point du jour », Jean-Lou, le douanier, était inconsolable. Voilà pourquoi, Cyril Briatte avait convié dimanche le gabelou anorien à faire la fête avec ses amis de Belgique, des Ardennes, de l’Aisne et, bien évidemment du Nord. Même, Jan’ch, le fromager, était venu de Bergues, autre cité, avec Courquain, chère à Dany Boon !

Pas moins de vingt géants, dont évidemment No Piot, No Piote et leurs trois enfants, ont donc répondu au rendez-vous transfrontalier. Ch’Biquet, alias Jean Robic, était même venu de Vouziers, évidemment en vélo, vêtu de son maillot jaune de 1947. Plus petites, « Petite Fleur » et « Mona la sorcière» accompagnaient néanmoins le champion, haut de quatre mètres. Tout comme, Vauban, arrivé de Ath, en Belgique, la ville natale du célèbre militaire.
ELEGANT FALL : OUVERTURE MUSICALE ET TEXTES INTIMISTES.

Jeune groupe picard, « Elegant Fall » enchaîne les concerts et prépare en septembre la sortie de son futur album « The man who let his mind molder in a bird cage". De ces compositions originales finement ciselées émanent une atmosphère exaltée ou rêveuse, des mélodies ravageuses et des riffs planants.
Créatif et inclassable, « Elegant Fall » propose à Hirson de la pop progressive mélodique rythmée à l'esthétique anglo-saxonne. Entre « Explosion in the sky » et « Interpol », le groupe met en musique des textes intimistes et s'illustre par une maturité et une ouverture musicale rares.
Jeudi 24 mai 2012 – 20h30 - Eden – Hirson – Entrée gratuite.
DÉLICIEUSE ALEXANDRA : L’ART DÉJANTÉ DES AMUSEURS SCÉNIQUES.
Alexandra Boukaka, chant approximatif, Mohamed Rifi Saïdi, contrebasse encombrante, guitare aléatoire, Walter Dumeige, guitare volée, chant improvisé, jeux de mots insupportables, Joachim Prophette, Français de souche et accessoirement percussionniste : ainsi Alexandra Boukaka, alias la « Délicieuse » aime-t-elle se présenter et les musiciens qui l’accompagnent.
Quant au concept, il est simple : ne jamais se prendre au sérieux. Humour tranchant et propos désinvoltes : le ton est rapidement donné avec ces drôles de musiciens picards.
Dans le (double) cadre des « lundis des découvertes » et des 16e Rencontres transfrontalières, l’art déjanté de ces amuseurs scéniques a facilement trouvé matière à s’exprimer sur la scène de l’Eden.

Avec « Va te faire blanchir », « Touche pas ! » ou « J’ai dit non à Johnny Depp », Alexandra a ainsi ouvert au public thiérachien les portes de son univers peuplé de contraste. Après avoir commencé le concert par un rappel, fait participer le public à une messe atypique, ou encore improvisé sur les hommes, la délicieuse romance a entraîné un public d’abord surpris puis (rapidement) conquis.
LES PASSIONNÉS DE CHEVAUX DU NORD NE VEULENT PAS TIRER UN TRAIT SUR UNE RACE MENACÉE.

Originaire de Flandres et du Hainaut, le Syndicat d’élevage du Trait du Nord fêtera l’an prochain son 110e anniversaire. Cependant, l’avenir de la race reste incertain. L’animal conserve certes ses qualités de courage et de robustesse, mais son utilisation devient de plus en plus restreinte. A l’image de ses débouchés. La révolution industrielle est passée par là et la place du cheval n’est plus la même. « Sur le secteur, constate amer Guy Marcoux, éleveur à Effry, il ne reste plus que deux boucheries chevalines et lorsqu’un poulain ne peut être utilisé, nous n’avons plus le choix. Faute de quoi, nous le gardons, mais nous ne mettons plus de jument à pouliner ». Plus grave, la réforme des haras fait planer une menace sur les indispensables étalons jusqu’alors jalousement conservé pour préserver les caractéristiques inscrites au « Stud book ».

« En 2014, c’est terminé, s’inquiète Yves Spriet, le Président du Syndicat national des éleveurs, présent à Origny-en-Thiérache pour l’assemblée générale de l’association thiérachienne. Le privé prendra le relais. Si toutefois, il y trouve une rentabilité ». Malgré tout, à la tête d’une vingtaine de passionnés, André Bart ne baisse pas les bras. Il veut encore y croire et s’accroche à la lueur d’espoir entretenue par les 111 poulains nés en 2011 contre 55 l’année précédente. L’embellie demeure cependant fragile.
Le Conseil régional Nord-Pas-de-Calais soutient la démarche des éleveurs. Celui de Picardie s’y intéresse. Un pôle « Trait du Nord » existe à St Amand-les-Eaux et en Thiérache, deux vitrines existent encore : à Hirson, lors de la Foire de Sainte Catherine et de la Foire aux fromages, mais pour la manifestation de La Capelle, la diminution de l’aide accordée aux propriétaires les conduit à n’être plus présent qu’une journée au lieu de deux.

Alors qu’à Hazebrouck, les ordures ménagères sont désormais ramassées par une voiture à … cheval, Jean-Jacques Thomas est, pour sa part, revenu sur l’intérêt économique du débardage avec des Traits du Nord dont la maniabilité est reconnue. « De manière à préserver nos chemins forestiers, il nous faut étudier cette possibilité. Elle n’a rien d’utopique ». Christelle Maes va donc provoquer une réunion de travail avec l’ONF. Une certitude, toutes les pistes sont bonnes. Il y a, du reste, urgence à les explorer … au galop.
LOIN DES CLICHÉS ORIENTALISTES, LA COMPAGNIE DES MILLE ET UNE NUITS ENTRE EN TRANS’.

Cette année encore, les Trans’ se jouent des frontières. Avec, dimanche soir, une subtilité tout orientale. Même sans tapis volant, le public de la salle Carpentier s’y est laissé prendre. Du traditionnel baladi égyptien au raks sharki en passant par les influences plus modernes, cinq danseuses ont ainsi célébré l’imaginaire, le partage et la richesse artistique.

Sur la vaste scène occupée la veille par « Magic system », toutes en nuances cette fois, Gemma, ses quatre danseuses et leurs trois musiciens ont entraîné le spectateur dans un voyage de Samarcande à Alep, de Cordoue au Caire.
Aux rythmes des cordes, des sagates ou de la darbouka de Djamel Mellouk, les ondulations des hanches, les volutes du bassin et les arabesques des mains ont ainsi transporté un public peu à peu amené à battre des mains au rythme de la danse et des percussions. Servis par la régie « lumière », des dizaines de costumes brodés et étoilés ont également ajouté à la féerie des mouvements.
Dans un savant dosage de technique et de grâce, la Compagnie des « Mille et une nuits » a ainsi proposé une vision et exigeante de la danse ancestrale, loin en tout cas des clichés orientalistes.
Au-delà des strass et des paillettes, de la danse du ventre, le spectacle a incontestablement étonné, détonné peut-être. Mais, le festival hirsonnais se veut d’abord découverte. La sensualité d’un harem dansant y a donc trouvé sa place au titre de l’art et de la culture sans frontière.
SUR LA SCÈNE DE LA SALLE CARPENTIER, LES ENFANTS AU DIAPASON.

Impressionnant et rafraîchissant à la fois ! Invités à monter sur la scène de la salle Carpentier, une bonne trentaine d’enfants ont non seulement répondu à l’invitation de « Magic System », mais garçons et filles y ont assuré les chœurs et même repris en chœur un refrain connu sur le bout des ongles. Bref, tous ont fait le spectacle, au diapason du groupe et de la salle.
BALLETS D’ARGENTINE : L'EDEN HIRSONNAIS ENTRE ALTIPLANO ET TANGO.

L'Argentine, ce nom que d'anciens conquérants espagnols imaginèrent un jour, identifie un pays vaste et riche, où aucune couleur n'est absente : dorée dans ses prairies de blé, verte dans ses bois et ses savanes, blanche dans ses gisements de sel et plus blanche encore dans les pics de ses montagnes enneigées.
Depuis plusieurs années, « Los Devil’s Argentinos » propose une recherche sur le folklore des Andes et plus spécialement de l'Altiplano associé à l’intemporel tango, tous deux incontestablement liés au patrimoine argentin. Ce soir, sur la scène de l’Eden, avec fidélité, les danseurs recréeront les scènes dans lesquelles la variété, le rythme, le jeu théâtral et le ton légèrement humoristique toucheront les spectateurs.
Mercredi 23 mai 2012 - Eden – Hirson – 20h30 – Entrée gratuite.
AU CARREFOUR DE L’ÉTOILE, JEAN-JACQUES THOMAS REVIENT SUR LES CAUSES DE « L’ÉTRANGE DÉFAITE ».

Tour à tour, Jacques Raguet, Président de l’association chargé de maintenir le souvenir des combattants de mai 1940, et Thierry Verdavaine, Maire de Saint-Michel, sont revenus sur la campagne de France et sur l’offensive ennemie qui coûta la vie aux vingt-quatre militaires de l’Etoile. Leurs noms sont désormais gravés sur le monument érigé en 2003 et leur sacrifice symbolisé par le soldat de pierre qui tente de relever la France.

Entouré de porte-drapeaux, Jean-Jacques Thomas a, surtout, rappelé les causes de cette défaite sans précédent. Et le Premier Vice-Président du Conseil de citer « L'étrange défaite », le livre de Marc Bloch, ce professeur d'histoire, fusillé comme Résistant en juin 1944. « Nous venons de subir une incroyable défaite. A qui la faute ? s’interroge l’écrivain. Au régime parlementaire, à la troupe, aux Anglais, à la cinquième colonne, répondent nos généraux. A tout le monde, en somme, sauf à eux ».
Une certitude cependant. La France est entrée en guerre sans le matériel, ni la stratégie adaptés. Résultat, les institutions républicaines sont emportées par l’effondrement militaire. « A moins, souligna Jean-Jacques Thomas, que l’effondrement des institutions ne précipitent la débâcle militaire ».

Et l’élu de rappeler que dès le 16 juin, malgré l’opposition de Georges Mandel et Paul Reynaud, le Conseil des ministres rejette un projet d'union franco-britannique puis, cinq jours plus tard, l’embarquement sur le paquebot « Massilia » de vingt-six Députés et d’un Sénateur désireux de poursuivre la lutte en Afrique du Nord.
Avant de fleurir la stèle en compagnie d’Annick Poulet, l’orateur dénonça encore la chute de la République, le remplacement de la devise républicaine « Liberté, Égalité, Fraternité disparaît par le triptyque « Travail, Famille, Patrie » ».

« Evidemment, réaffirma-t-il devant les drapeaux et une délégation de l'association « Thiérache, histoire vivante », les vingt-quatre soldats tombés devant les blockhaus de la ligne Maginot ne savaient pas comment l’Histoire allaient les broyer. Voilà pourquoi, conclut-il, il importe de les replacer dans l’Histoire de France. Parce qu’ils sont, aussi, l’Histoire de la France, de la France libre ».

