06 novembre 2009
AVEC SES AMIS THIÉRACHIENS, LES PONTS AVEC LE MAJOR MOREAU NE SONT PAS PRÊTS DE SE COUPER.
La stature de l'homme n'a d'égal que la passion qu'il a développée tout au long de sa carrière. La Capitaine Vérove, Commandant la Compagnie de Gendarmerie de Vervins, a évoqué un sacerdoce pour résumer plus de trente années passées au service de la Gendarmerie et la salle du Foyer Raymond Mahoudeaux témoignait, quant à elle, des amitiés que l'officier a su nouer au travers de ses multiples postes.
Du formateur des débuts, venu du Bas-Rhin, au Commandant Muller, son commandant à Hirson, sans oublier les élus locaux dont le Maire honoraire de Wassigny où Patrick Moreau fut affecté : ils étaient tous là. Sans oublier les gendarmes de la communauté de brigades d'Hirson-Aubenton.
« Vous vous souviendrez peut-être de mes coups de gueule, ajouta-t-il, mais exigeant avec moi-même, je l'étais forcément avec les autres ». Lors de la traditionnelle cérémonie qui marque un départ en retraite, l'homme tînt à rendre un certain nombre d'hommage, mais également à égrener des souvenirs. De son arrivée à l'école jusqu'au terme de sa carrière.

Le Major, Commandant de la brigade depuis la promotion du Capitaine Calon à Amiens, n'a, en effet, pas oublié qu'il fut d'abord affecté à Hirson en avril 2000. Dans un contexte difficile, l'Adjudant de l'époque avait, en effet, la mission d'assurer la transition « Police-Gendarmerie ». IL se souvient du reste, de sa première nuit de patrouille et du travail accompli avec quelques pionniers.
En lui remettant la médaille de la Ville, Jean-Jacques Thomas a d'ailleurs rendu un hommage appuyé à « cette vision républicaine de l'ordre, au travail accompli avec humanisme, dans un profond respect des populations ». Du reste, les résultats furent à la hauteur des attentes. De 1 180 crimes et délits en 2006, les statistiques sur les cantons d'Hirson et d'Aubenton sont tombées à 725 au 31 octobre, avec un taux de résolution de 43,9 %.

De même, le Major a souligné les conditions de travail offertes dans les nouveaux locaux inaugurés par Michèle Alliot-Marie et construits par la Communauté de communes du Pays des Trois-Rivières. Bref, nombreux sont les souvenirs qui rattachent l'homme au terroir, dont ceux de Saint-Simon et de Gamaches, pour la Picardie.
Depuis le 1er novembre, Patrick Moreau est un gendarme retraité, mais l'homme ne changera rien à sa vie, partageant son temps entre son épouse, sa famille, la marche, le jardinage, la pêche et une maison à rénover. Dernier symbole, l'officier qui a passé une partie de sa carrière à jeter des passerelles entre les Hommes et les administrations va désormais habiter au bord d'un canal où les ponts avec ses amis thiérachiens ne sont pas prêts de se couper.
CENTRE SOCIAL D'ANIMATION CULTURELLE : UNE FRESQUE SUR LE DROIT A L'ÉDUCATION ET A LA FAMILLE.

Initiée dès 1996 par l'UNICEF et la Ville d'Hirson, la célébration des droits de l'enfant est toujours précédée d'un travail d'information et de sensibilisation mené par Françoise Haussy, administrateur UNICEF - France et Présidente du Comité départemental. Le 20 novembre, Salle Michel Carpentier, les enfants des écoles hirsonnaises se retrouveront donc pour interpréter une série de chants porteurs d'espoirs.
En attendant, mercredi, les enfants du Centre Social d'Animation Culturelle ont répondu à l'invitation de la Ville d'Hirson en visitant l'exposition de l'UNICEF sur le XXe anniversaire de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant installée Salle Gilbert Arduin.
Après avoir consulté tous les panneaux, un atelier s'est également ouvert dans la galerie où Bérengère Marcoux a aidé les jeunes à réaliser une fresque sur le droit à l'éducation et à la famille. Une œuvre visible mercredi 18 novembre à la Maison de la Petite Enfance.
05 novembre 2009
POUR LE DÉPART DU MAJOR MOREAU, LE RETOUR DE JEAN-CLAUDE MULLER.

Si la première pierre de la nouvelle gendarmerie fut posée en février 2006, la dernière le fut à l'été 2007 avant l'inauguration le 17 décembre par Michèle Alliot-Marie, à l'époque Ministre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des collectivités territoriales. Cette évolution et, surtout, sa concrétisation, Jean-Claude Muller en a rêvé, mais n'a pu y assister.
D'abord nommé à Boulay, le Commandant de la brigade d'Hirson est aujourd'hui affecté avec le grade de Commandant à Metz où il supervise les gendarmes affectés aux bases de l'armée de l'air, dont celle de Cambrai. Pas très éloigné donc de Paillencourt, cité ou le Major Moreau vivra désormais sa retraite. Les deux hommes n'ont, en effet, pas oublié leurs débuts à Hirson en avril 2000 à l'occasion de l'arrivée des gendarmes en zone police.

Du reste, hier soir, en présence d'une assistance nombreuse, à l'occasion de la cérémonie organisée à l'occasion du départ de Patrick Moreau, au nom de l'amitié, Jean-Claude Muller n'avait pas hésité à faire le déplacement. Histoire également de vérifier que la caserne qu'il avait appelée de ses vœux existait réellement. N'avait-il pas, en effet, annoncé qu'il serait décédé avant de la voir construite. Une affirmation qui amena Jean-Jacques Thomas à le lui rappeler en constatant qu'il était (heureusement) bien vivant !
JEAN-JACQUES THOMAS ET JEAN-LUC PÉRAT PLANCHENT DEVANT L'ASSOCIATION DES TRAVAILLEURS FRONTALIERS.

Président de l'association « Frontaliers inquiétés », Bart Moreau se bat en faveur des transfrontaliers, ces femmes et ces hommes qui franchissent chaque jour une frontière virtuelle pour gagner leur vie. Environ 24 000 Français travaillent en Belgique. Sur la base d'un texte de 1964, ils sont imposés sur le revenu dans leur pays de résidence à condition qu'ils habitent en France dans un rayon de moins de 20 Km autour de la frontière franco-belge. Pour compliquer les choses, ils ne doivent pas exercer leurs activités plus de trente jours en dehors de la zone frontalière.
Invités de l'association Jean-Luc Pérat et Jean-Jacques Thomas sont intervenus à plusieurs reprises sur ce dossier sensible. Si les dérogations sont maintenues jusqu'en 2012 pour les nouveaux entrants et 2033 pour les plus anciens, des difficultés subsistent. « A l'heure de l'harmonisation européenne, a précisé le Maire d'Hirson, lors de la réunion organisée au Sémaphore par la Maison de l'Europe sur le thème du chômage, il est incompréhensible qu'il existe différentes catégories de travailleurs uniquement sur la base d'un périmètre dépassé. La libre circulation doit tenir compte de l'histoire, des spécificités et d'une plus grande mobilité des emplois ».
Indemnisation, formation professionnelle, droits des salariés et des demandeurs d'emploi, régime social : autant de questions pratiques abordées par les invités de la Maison de l'Europe confrontés, comme les deux élus l'ont noté, aux conséquences d'un avenant signé en décembre 2008, mais qui ne règle pas la question d'un statut qui fait toujours débat.
CHEZ LUDOVIC GRISOT, LE CIMETIÈRE EST (D'ABORD) UNE HISTOIRE DE FAMILLE.
Costume sombre, cravate grise et casquette noire rivée sur la tête, à cinquante et un ans, au cimetière d'Hirson, Ludovic Grisot est dans son jardin. Il en connaît chaque parcelle. « Il est vrai, avoue-t-il, que lorsque j'étais enfant, c'était un peu mon terrain d'aventure ». Chez les Grisot, on est, en effet, gardien d'arrière grand-père en arrière petit-fils.
Il y eu d'abord Alexis Thévenin, puis son fils Ferdinand qui passa le flambeau à Charles avant qu'André Grisot ne lui succède. En 1995, Ludovic, de la cinquième génération, a la charge des cimetières militaires dont l'Ossuaire d'Effry. Jean-Jacques Thomas n'a guère d'efforts à fournir pour le convaincre de prendre la direction du cimetière d'Hirson.

« Aujourd'hui, il en est le maire » ajoute-t-il, connaissant de mémoire les défunts, renseignant les familles sans coup férir sur l'emplacement des sépultures, obligeant aussi chacun à respecter les lieux. Entre les tâches administratives et l'entretien quotidien, cinq heures par jour, l'ouverture, la fermeture et les divers contrôles, sans parler des inhumations et des transferts, Ludovic Grisot est ainsi devenu, au fil des ans, le maître du temps.
04 novembre 2009
LEÇON D'INSTRUCTION CIVIQUE ET DÉCOUVERTE CITOYENNE POUR LES ADHÉRENTS DU FOYER « MAHOUDEAUX ».

L'instruction civique s'apprécie à tout âge et l'intérêt manifesté par les adhérents du Foyer « Raymond Mahoudeaux » accueillis au Conseil général de l'Aisne en témoigne. Cette visite s'inscrit dans une démarche citoyenne qui se prolongea ensuite par la visite du Chemin des Dames et de la Caverne du Dragon, mais auparavant, dans l'hémicycle laonnois, la cinquantaine de personnes effectuèrent une révision sur le fonctionnement et le rôle de l'Assemblée départementale dont près de la moitié du budget de fonctionnement concerne les dépenses sociales.

Le Conseil général y consacre, en effet, 227 millions d'euros, soit une augmentation de dix millions par rapport à 2008, du fait de la mise en place du Revenu de Solidarité Active, mais aussi de la hausse du nombre d'allocataires des différentes prestations. Au total, 59 millions sont affectés en faveur des personnes handicapées, 58 pour les personnes âgées, 56 pour l'enfance et la famille et 50 pour l'insertion.

Avec près de 50 millions, les dépenses liées à l'éducation représentent le deuxième poste de dépense. Plus de 30 millions sont consacrés aux transports scolaires, qui restent gratuits pour l'ensemble des familles axonaises. 12 millions sont également affectés au fonctionnement des collèges. Bien évidemment, l'auditoire s'intéressa aux subventions accordées aux communes (28 millions cette année dans le cadre du Contrat départemental de développement local) tout en s'intéressant à la dotation de 19,6 millions versée aux sapeurs-pompiers.

Au jeu des questions-réponses, la délégation hirsonnaise interrogea Jean-Jacques Thomas sur l'origine de la collectivité, le budget du département, la réforme de l'institution en 2014, la taxe carbone, la répartition de l'impôt et sur une série de projets locaux aidés par le Conseil général. Bref, deux heures durant, chacun put mieux appréhender la réalité d'une assemblée souvent décisive dans leur quotidien.
SAINT-MICHEL : LA PART DÉTERMINANTE DU CONSEIL GÉNÉRAL DANS LA MODERNISATION DE LA VOIRIE.

« J'ai souhaité évidemment associer Jean-Jacques Thomas à ces visites de chantier puisque son intervention s'est toujours révélée déterminante et l'apport du Conseil général essentiel. Avec 42 % de subvention sur l'ensemble du programme routier et jusque 50% sur les projets de modernisation, l'assemblée départementale constitue notre premier partenaire ».
En accueillant, Jean-Jacques Thomas d'abord en Mairie puis sur les chantiers, Thierry Verdavaine a mis en exergue l'action du Conseiller général. Une politique que l'intéressé craint cependant de voir se restreindre au regard de la prochaine réforme des collectivités territoriales et la suppression de la taxe professionnelle.

En attendant, les élus ont pu apprécier l'intérêt du Fonds départemental de solidarité piloté par Jean-Jacques Thomas. Sur un total de 156 233 €, l'aide du Conseil général a, en effet, permis d'engager des investissements sur des réseaux secondaires : rue de Neuf cours sur 730 mètres pour 49 636 € ; chemin Bastin sur 790 m pour 57 645 € ; sur le haut de la rue du Chamiteau en complément de la rénovation de la première partie de la chaussée pour 16 382 €.

Toujours dans le cadre du FDS, le programme 2009 permit également de compléter la rénovation de la voirie avec les rues Fleury (4 571 €), des Leups (9 594 €) et du Pont Baranger (18 405 €).
EN ATTENDANT LE (VASTE) CHANTIER DES EAUX USÉES, LES RÉSERVOIRS D'EAU POTABLE RÉNOVÉS.

Avec la préservation des milieux naturels et l'accès à l'eau potable, l'assainissement constitue l'un des défis les plus importants pour l'environnement. A Saint-Michel, la connexion des réseaux sur Hirson et leur raccordement à la station d'épuration réglera dans les prochains mois l'obligation de mise aux normes. Par ailleurs, la vétusté des deux réservoirs d'eau potable semi enterrés, rue de Cocréaumont, nécessitait une intervention rapide, notamment avec la reprise du béton armé et la réhabilitation des coupoles.
Les travaux portaient sur chacun des ensembles d'une contenance de 1 000 m3 chacun. Avec la réfection du local technique et des escaliers extérieurs, l'investissement se monte à 186 690 €. Au chapitre des recettes, l'intervention du Conseil général à hauteur 20 %, via le Contrat départemental de développement local, s'ajoute aux 49 968 € de l'Agence de l'Eau Seine-Normandie.
Aujourd'hui, comme ont pu le vérifier les élus présents sur le site, les travaux touchent à leurs fins. En attendant, le lancement du programme plus conséquent encore consacré aux eaux usées cette fois.
03 novembre 2009
DANS LES RUES ET SALLE CARPENTIER, HALLOWEEN TOUJOURS AUSSI POPULAIRE.

Chaque année, à pareille époque, la désaffection du public pour Halloween est attendue, sinon programmée. Et pourtant, la salle Michel Carpentier était encore bien garnie pour recevoir quelque deux cents garçons et filles déguisés et grimés. Sorcières, fantômes, morts-vivants ou personnages de films ou de bandes dessinées, le choix était large. D'autant plus qu'un peu de couleurs et quelques vieux vêtements suffisent à entrer dans le spectacle.

Partis en musique des Champs-Elysées, de la ZAC et de Blangy, les groupes se sont retrouvés place de la Victoire pour, ensemble, converger vers le lieu de la fête et applaudir les « Notes de Mélody ». Une comédie musicale enfantine dans laquelle de vilaines sorcières dérobent les notes. Heureusement, grâce à des formules magiques jalousement conservées, les portées ne seront plus orphelines et l'harmonie pourra régner. C'est bien connu, halloween ou pas, le do a bon dos, ré, rayon de soleil d'or,
mi, c'est la moitié d'un tout et fa, c'est facile à chanter …

Avant que chaque enfant ne reçoive son sachet de friandises, les associations hirsonnaises s'étaient elles aussi mobilisées. Les majorettes les Calices, les Francas, le Centre social et les « Three rivers family » avaient investi la salle Carpentier pour proposer aux petits comme aux grands, croque-monsieur, gaufre et soupe. Bref de quoi célébrer une fête toujours populaire.
AVEC LE TROISIÈME FUNÉRARIUM OUVERT, LA CRÉMATION FAIT DE PLUS EN PLUS D'ADEPTES.

Bien que la crémation plonge ses racines dans la Préhistoire, cette pratique n'a véritablement trouvé sa place que très récemment dans la société française. D'abord, elle n'est autorisée que depuis 1889. Cette année-là, le seul crématorium français, celui du Père Lachaise à Paris, assure 49 opérations. Il faut donc attendre un siècle et, finalement, le début des années 1990 pour qu'un changement de mentalités, notamment lié au refus croissant de la dégradation du corps, aux modifications économiques et sociales et à la levée de l'interdit de l'Eglise catholique intervenue en 1963, favorise cette évolution.
En 1994, 10% des familles choisissent l'incinération. Voici trois ans, le pourcentage monte à 28% et atteint même 40% dans certaines régions. A Hirson, dès leur arrivée à la Mairie, Jean-Jacques Thomas et son Conseil municipal travaillent à l'implantation d'un premier funérarium. Ce nouveau rite funéraire trouve alors rapidement ses adeptes désireux pour certains de décider de leur devenir après leur mort, de ne pas être une charge pour leurs proches, mais également en raison d'un coût nettement inférieur à l'inhumation.
Aujourd'hui, avec deux nouvelles pyramides - la seconde fut ouverte cette année avec sept nouvelles places occupées - le cimetière d'Hirson dispose également d'un jardin du souvenir où sont dispersées les cendres des défunts, dix depuis sa création.
Pour Jean-Jacques Thomas, présent comme chaque année sur place, en compagnie de Marcel Patris et de Josette Gambaro, Adjoints au Maire ; et des responsables administratifs municipaux, « le vrai tombeau des morts, c'est le coeur des vivants. Il importe donc de proposer à nos concitoyens des alternatives à l'inhumation ».
Du reste, parmi les évolutions notoires intervenues, outre la conservation des cendres dans le caveau de famille, apparaissent maintenant des urnes directement scellées sur la dalle de la sépulture.
