JEAN-JACQUES THOMAS, HIER, AUX SOCIALISTES : « LE PRÉSIDENT SORTANT DOIT ÊTRE JUGÉ SUR SON BILAN, PAS SUR SES ANNONCES ».

Relayé par Jean-Jacques Thomas, l’appel à la mobilisation lancé hier soir par Stéphane Bizeau à l’occasion des vœux de la section socialiste a, évidemment trouvé un écho dans le public réuni pour la circonstance. Cependant, les deux orateurs ont d’entrée voulu tempérer l’optimisme et rappeler que rien n’était joué. « Certes les sondages de janvier sont bons, ont-ils rappelé, mais l’élection n’est pas jouée et chacun doit maintenant s’engager sans se préoccuper – si ce n’est de son bilan – d’un Président-candidat dont la prestation télévisée de dimanche soir s’est limitée non pas à des mesures, mais à de simples déclarations ».
Jean-Jacques Thomas est donc revenu sur « la création d’une TVA sociale prévue après les élections qui, a-t-il expliqué, ne représente qu’un transfert de 3 % des charges sur le travail, mais qui portera un coup supplémentaire à une croissance qu’hier François Fillion a reconnu – bien après François Hollande – qu’elle ne dépasserait pas 0,5 %. De plus, en 1994, l’augmentation de deux points de la TVA décidée par Alain Juppé demeure dans les mémoires en même temps que ses conséquences négatives sur la consommation ».

« De même, dénonça encore le Mandataire de François Hollande dans l’Aisne, la proposition d’agrandir de 30 % les immeubles ne répond pas aux véritables besoins des Français et des communes désireuses de favoriser la construction de logements supplémentaires. Elle pourrait même favoriser l’augmentation des loyers proportionnellement au coefficient d'occupation des sols ».
Enfin, Jean-Jacques Thomas railla le Président sortant sur les soi-disant maux générés par les trente-cinq heures. « Dans quelques semaines, prédit-il, ses échecs seront dus à Léon Blum et aux congés payés ». Plus globalement, le responsable socialiste demanda que « l’action du Président sortant soit jugée sur la durée de son mandat, pas sur ces dernières semaines, ni sur les prochains quatre-vingts jours, encore moins sur des annonces plus que jamais sujettes à cautions ».
SONHIR : 2011, L’ANNÉE DE TOUS LES RECORDS ET DE LA TRANSITION VERS LE NUMÉRIQUE.

Aux côtés de Jean-Jacques Thomas et au regard du bilan de l’année écoulée, Yannick Marlant et Laurent Humbert affichaient un large sourire. Depuis sa création, les 73 643 spectateurs enregistrés au « Sonhir » constituent, en effet, le record absolu des entrées du cinéma. Certes, « Rien à déclarer » contribua très largement à franchir la barre symbolique des 70 000 tickets tout comme « Intouchables » qui poursuit une belle carrière, toujours à l’affiche à Hirson après avoir dépassé 60 000 entrées en 2011.
Cependant, comme le rappela, le Président du cinéma municipal lors de la présentation des vœux, au-delà des chiffres, le millésime 2011 restera également marqué par la numérisation de la grande salle et l’avènement de la 3D. Un investissement conséquent soutenu par la Municipalité, les Conseils général et régional, rendu cependant indispensable avec la disparition des anciennes bobines de film. Sans doute, comme le rappela le Maire d’Hirson, les nostalgiques regretteront-ils cette évolution.

Malgré tout, pour lui, la « Maison de la culture » remplit ses fonctions en maintenant sa diffusion en direction des scolaires, en accueillant le « Festival jeune public » et le ciné philo, en créant « ciné bambins ». Bref, le « Sonhir » assume pleinement ses missions de développement culturel. La technique et, vraisemblablement, le seconde salle dédiée en 2012 à la 3D constituent des outils et non en finalité. La délégation de service public renouvelée cette année le souligne : le cinéma poursuivra son œuvre, assurera sa transition rapide vers le numérique et consolidera l’animation du réseau des salles dans lequel le « Sun 7 » fourmisien prend toute sa place.
SEPT HIRSONNAIS AUX CHAMPIONNATS DE PICARDIE : SEPT PODIUMS !
La totalité des athlètes présents dimanche à Nogent-sur-Oise pour les championnats de Picardie sont tous rentrés avec une médaille régionale au cou. Un record auquel ont pris part les perchistes qui confirment leur montée en puissance avec Betty Detrait, sacrée chez les cadettes, améliorant son record personnel à 2,70 m alors que Céline Thiry remporte une nouvelle fois le concours toutes catégories avec un bond de 3,10 m, améliorant également son record de 10 cm. Enfin, Ugo Chiarappa monte sur la troisième marche du podium cadets avec 2,80 m.
La (bonne) surprise est cependant venue du junior Antoine Mortamet (notre photo) engagé sur 1500 m. Malheureux lors des championnats de l’Aisne, il a pris sa revanche et confirme ses ambitions de la saison en remportant la course dans l’excellent temps de 4’22’’, explosant au passage son record personnel. Qualifié sur trois épreuves, le second junior, Thomas Drouillet, prend une belle troisième place sur 200m en 24’’31. Enfin, Romain Prusse obtient un titre de Vice-champion de Picardie senior sur le 60m haies en 8’’75 tandis que François Meurice s’impose dans le concours du poids avec un jet à 10,80 m.
CHAMPIONNAT DE L’AISNE : TROIS TITRES ET SEPT PODIUMS POUR LES BENJAMINS HIRSONNAIS.
Après le succès du meeting international de saut en hauteur, le dernier week-end a encore mis en lumière les athlètes du CSCVH engagés sur plusieurs fronts. Ainsi, les benjamins se sont retrouvés à Amiens pour y disputer les Championnats de l’Aisne en salle où les six Hirsonnais ont cumulé trois titres et pas moins de sept podiums. Ainsi, chez les filles, Marjorie Bracq s’affirme et marque les esprits avec deux titres de championne, avec en prime, une seconde place au triathlon. Elle remporte le 50 m en 7’’4, établissant le nouveau record du club, ainsi que le saut en longueur avec un saut à 3,93 m. Légère déception, sa sixième place au poids ne lui permet pas de remporter le titre au triathlon.
Sur 50 m, Margaux Baillet monte, quant à elle, sur la troisième marche du podium en 7’’6. Elle prend la seconde place à la longueur avec 3,90 m, signant ainsi un doublé hirsonnais avec Marjorie Bracq. Pour sa première année dans cette catégorie, Maureen Martin se classe également troisième au poids avec un jet de 7,88 m, cinquième à la longueur avec 3,30 m alors qu’elle boucle son 50 m en 7’’9. Ces performances lui permettent de se hisser à la cinquième place du triathlon. Julie Dudin réussit, pour sa part, à prendre la septième place sur 50 m, la dixième à la longueur et la onzième au poids. Enfin, Emma Cotelle se classe dix-huitième à la longueur et troisième de sa série sur 50m.
Tout comme Marjorie, Léo Trançois, le seul benjamin hirsonnais, a, lui aussi, fait briller les couleurs du CSCVH avec un titre à la longueur grâce à un saut à 5,16 m, nouveau record du club. Le Thiérachien monte également sur la deuxième marche du podium au poids avec 8,46 m. Sa quatrième place sur 50 m lui vaut de terminer troisième du triathlon avec un total de 99 points, explosant le record du club de 2006. Des résultats qui lui laissent espérer d’accrocher le podium régional.
DIALOGUES D’EXILÉS : UNE CONVERSATION ENGAGEE ENTRE BERTOLT BRECHT ET OLIVIER MELLOR.

Admiré par Roland Barthes et Bernard Dort, « Dialogues d’exilés », de Bertolt Brecht, texte méconnu et original écrit en exil, confronte Kalle l’ouvrier et Ziffel le physicien, tous deux au comptoir d’un buffet de gare, vidant quelques chopes de bière et engagés dans une conversation philosophique et politique passionnante.
L’humanité se retrouve ainsi aux prises avec son lot de contradictions, d’aliénations, d’injustices et d’impasses. « Il y a là tout le génie de l’auteur sur l’Auteur, et à l’intérieur d’un dialogue à première vue banal et anecdotique, tout le Théâtre » confie Olivier Mellor, metteur en scène de la Comédie de Picardie.

Le théâtre donne ainsi à voir et à juger… tout en divertissant. Dans une proximité réelle avec le public, Olivier Mellor emmène le spectacle sur les routes de Picardie dans les « petites salles » et autres lieux improbables. « Deux acteurs, deux musiciens, un technicien, dit-il, et c’est parti pour quatre soirées en Thiérache ! ».
« Dialogues d’exilés ». Mise en scène d’Olivier Mellor. Ohis : 31 janvier - salle polyvalente à 20h30. Watigny : 1er février - salle polyvalente à 20h30. Bucilly : 2 février - salle polyvalente à 20h30. Hirson : 3 février – Eden à 20h30. Prix d’entrée : 8 € et 2 €.
LE COLONEL CHRISTIAN MÉNAGE EST DÉCÉDÉ, HIER, DANS L’AISNE, DÉPARTEMENT QU’IL A TANT AIMÉ.

En ce mois de juillet 2009, il n’avait pas cherché à masquer son émotion, ni le fait qu’en partant en Normandie pour se rapprocher de ses enfants, il laissait dans l’Aisne une partie de lui-même. « Je continue donc ma route, avait-il alors expliqué avec la sincérité qui le caractérisait, un peu contraint par les circonstances. Mais je me console. Je perds un Président, des collaborateurs, des relations, mais - et c’est le principal - je pense avoir gagné des amis. Merci à tous pour ce que vous m’avez donné. Vive l’Aisne et vivent ses sapeurs-pompiers ! ». Un terrible hasard a voulu que le Colonel Christian Ménage, Directeur du Service départemental d’incendie et de secours, soit revenu ce week-end dans le département pour y achever brutalement sa vie. L’accident vasculaire cérébral qui l’a terrassé dans la nuit de samedi à dimanche lui fut, en effet, fatal.
D’abord transporté au Centre hospitalier de Soissons, son transfert, un moment envisagé sur Amiens, fut, cependant annulé devant son état désespéré. Accueilli dans le service réanimation de Laon, il y est malheureusement décédé, hier, vers 17h. Particulièrement touché par cette brutale disparition, Jean-Jacques Thomas a donc tenu à rendre hommage à celui qui, à ses côtés, demeura quatre années dans l’Aisne, à « un Directeur humaniste, dont chacun a pu mesurer les capacités de travail, d'écoute et de dialogue ».

« Passionné par sa mission, il l’a toujours conduite avec rigueur, modernité et toujours avec humanité. Très tôt et, en toutes circonstances, il avait compris que seul le travail conjugué à une volonté de réussir était capable d’ouvrir les portes de la réussite professionnelle ». « De même, ajoute le Président du SDIS, Christian Ménage a su révéler la loyauté, la disponibilité, les compétences, les capacités de travail et la fidélité de ses collaborateurs. Leur tristesse, comme notre peine, aujourd’hui sont immense. A l’image de l’engagement d’un Chef qui, avec cœur, aura servi l’Aisne et les Axonais ».
POUR HIRSON, CHEZ LE DAUPHIN, C’ÉTAIT DÉJÀ LA SAINT VALENTIN : 4-0 !

Hier dans le bus du retour, le groupe savourait cette victoire acquise qui plus est avec la manière chez le second du groupe. Un doublé de N’Dzomo, une reprise instantanée de Simono et un dernier but plein de sang-froid de Pétrossi ont donc suffi à faire le bonheur des Thiérachiens qui, du même coup, reprennent le commandement du groupe … avec un match de retard. Cependant, si l’attaque s’est, une nouvelle fois, mise en lumière dans la grisaille amiénoise, la défense confirme ses bonnes dispositions avec, d’entrée, un duel décisif gagné par Bastin devant Lallaigui (4e).
Même si Sanchès aurait pu être averti pour un tacle sévère sur N’Dzomo (8e), l’avant-garde hirsonnaise se montre le plus souvent à son avantage. Pétrossi (12e), Simono (17e) et même Landouzi (20e) se relaient devant les buts de Lafolie. Cependant, à la conclusion d’une combinaison Bonnaire - Monvoisin, c’est Valentin N’Dzomo qui gagne ses deux duels dans la surface pour battre le gardien amiénois et ainsi ouvrir le score : 1-0 (30e). Une entame offensive que l’attaquant camerounais réédite après, cette fois, un centre en retrait et un excellent travail de Monvoisin sur la gauche, imparablement converti : 2-0 (42e). Limpide lorsque Valentin est à la fête !

Comme en première période, à la reprise, Bastin claque sur la transversale un ballon difficile (46e). Juste le temps de remettre ses coéquipiers en confiance et de placer Dautremay sur orbite. Son débordement sur la gauche trouve Simono dont la reprise instantanée à mi-hauteur ne laisse aucune chance à Lafolie (50e). Certes, Amiens tente bien de réagir par Jalil (56e) et Lallaigui (62e), mais sans véritable conviction.
Au contraire, après que Simono ait encore obligé le gardien à s’employer (72e), de retour sur la pelouse, Pétrossi récupère une transversale de Landouzi. Un contrôle et, de près, le milieu hirsonnais ajuste le portier : 4-0 (74e). Le lob manqué de peu par Poignant (88e) n’est finalement qu’anecdotique. Hirson assoit sa position et signe, surtout, un succès qui pourrait se révéler décisif.
MICHEL BOUDSOCQ : « C’EST LE SYSTÈME QUI PROVOQUE LES SUPPRESSIONS D’EMPLOIS ET LES DÉLOCALISATIONS ».

Alors que le marathon des vœux s’achève sur une tonalité souvent identique avec un rapport direct à la crise et ses conséquences sur la vie locale, à l’instar de Michel Boudsocq, plusieurs élus reviennent sur les grands événements planétaires avec, souvent, des références au « Printemps arabe », à la chute des dictatures d'Egypte, de Tunisie et de Libye, mais également le tremblement de terre japonais avec le tsunami qui détruisit en partie la centrale de Fukushima.
Pour le Maire d’Ohis, une certitude cependant : « c'est bien le système régi par les marchés et ses dividendes accordés aux actionnaires, qui provoquent les suppressions d'emplois et les délocalisations ». Avec lucidité, Michel Boudsocq d’ajouter: « alors que les jeunes peinent pour trouver un emploi, après cinquante ans, il est de plus en plus difficile de le conserver ».

Quant à la vie municipale, dans le village de la vallée de l’Oise, outre les inondations de janvier 2011, l'année écoulée fut émaillée par les péripéties d'une possible suppression de classe de l’école communale. Une attention toujours maintenue tout comme, en matière de travaux, le programme de rénovation de l'éclairage public, l'entretien du patrimoine communal avec, entre autres, le remplacement d'un chauffe-eau aux vestiaires du terrain de football, ainsi que l'achat d'une lame de déneigement.
Les vœux à Ohis furent également l’occasion pour Michel Boudsocq de rendre un hommage appuyé à la polyvalence du personnel communal et de détailler les travaux avec la réfection des trottoirs et des avaloirs sur une grande partie de la rue de Fougères, la nouvelle tranche d'éclairage public, avec des lampes à consommation modérée et l’achat de nouveaux matériels d’entretien. Pour terminer, le Maire d’Ohis évoqua évidemment « l'élection d'un nouveau Président de la République » tout comme il remercia Jean-Jacques Thomas de son action, de son engagement et de son « activité sur le terrain, avec ses véritables amis ».
L’AXE VERT À SON TOUR (DE PÉDALES) SUR L’EUROVÉLOROUTE.

Entre Guise et Hirson, l’Axe Vert de Thiérache est (déjà) aménagé sur une trentaine de kilomètres, reprenant ainsi le tracé de l’ancienne ligne de chemin de fer. Créés dans d’anciennes gares, des gîtes de séjour permettent également d’y accueillir les randonneurs et les familles.
Cependant, cet axe touristique ne présente pas les caractéristiques nécessaires à la circulation des cyclistes quelles que soient les conditions météorologiques. Or, il constitue un tronçon important de l’Eurovéloroute « Paris-Berlin-Moscou ». Après Hirson-Anor, inauguré la semaine dernière, le Conseil général souhaite donc maintenant améliorer les conditions de circulation et, ainsi, transformer l’Axe Vert en une véritable voie verte. Ce projet offre évidemment de nouvelles perspectives en matière de développement touristique.

Cependant, l’investissement total s’élève à 2,55 millions d’euros. Si l’intervention du Fonds Européen Agricole de Développement Rural (FEADER) pourra être sollicité à hauteur de 40 %, elle n’est cependant pas suffisante. Au titre de Contrat de développement « Aisne-Picardie », une subvention du Conseil régional de Picardie sera donc sollicitée à hauteur de 30 %. Ils viendront s’ajouter aux 30 % du Conseil général de l’Aisne dont la Commission permanente a approuvé lundi le plan de financement.
FORMATION DES CHEFS DE CENTRES: MARATHON DE TECHNICITÉ POUR LES SAPEURS-POMPIERS.

Tous comme les coureurs s'entraînent régulièrement, les sapeurs-pompiers se forment et se recyclent constamment. A La Bouteille, ils étaient donc une quinzaine, venus de tout le département, à se retrouver dans le cadre d'une formation réservée aux actuels et futurs chefs de centre. Débutés en octobre 2010, ces stages sont organisés à raison d'une journée par mois sur des thèmes bien précis.
Ainsi, samedi, la journée était consacrée à un point d'étape sur le mémoire que les stagiaires auront à rendre en fin de formation, et aux relations publiques. Encadrés par le Lieutenant-colonel Bézert, du service « formation », et le Capitaine Ziélinski, en charge du guichet du volontariat au sein du SDIS, les chefs de centre ont également reçu Jean-Jacques Thomas qui les a, dans un premier temps, félicités pour le cœur qu'ils mettent à l'ouvrage et le sérieux de leur engagement, tant sur le terrain qu'en matière de formation.

Ancien journaliste, le Président du SDIS leur a également donné quelques conseils en matière de relations avec la presse et se basant sur sa propre expérience. Au passage, il s'est également réjoui de constater que le C.P.I de La Bouteille assumait pleinement son rôle de centre de formation, rappelant au passage son attachement aux centres de première intervention dans le maillage départemental.

