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Il est arrivé à Hirson en 2005. Originaire du sud de Damas, Zaki Youssef dirige, aujourd’hui, le service des Urgences du centre hospitalier Brisset. « Je suis un migrant » a-t-il expliqué en évoquant ses deux enfants de neufs et six ans, les deux membres de sa famille tués, ses frères installés en Allemagne et sa mère restée, là-bas, en Syrie. Aux côtés de Jean-Jacques Thomas qui l’avait convié à s’exprimer devant son Conseil municipal, avec pudeur, le praticien a parlé du printemps arabe de 2011 et de la répression qui s’est abattue sur les populations civiles.

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Zaki Youssef évoqua également les ongles arrachés des enfants, les viols et les massacres, mais également la responsabilité de l’Iran et de la Russie dont les frappes touchent désormais les opposants au régime syrien. « Mes concitoyens veulent juste sauver leur peau et leurs enfants, expliqua-t-il encore, en parlant de 300 000 morts et du millier de disparus, mais tout autant de la culture syrienne et du pays de l’alphabet ».

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Applaudi à son arrivée et au terme de son propos, le médecin ajouta « je vous remercie de votre accueil dans « notre » Ville d’Hirson ». Un possessif qui émut l’assemblée. Y compris les quatre membres de l’opposition. Une nouvelle fois absente du Conseil municipal, Stéphanie Michel (FN) s’est exprimée par la voix de son porte-parole Jean-Marie Dieu, uniquement capable de réciter les poncifs du genre « les Syriens n’ont qu’à se battre comme les Français en 1940 » ou de s’interroger de savoir « si accueillir des Syriens rendait service à la Syrie ». D’un côté un humanisme chaleureux, de l’autre, un égoïsme populiste.