14 JUILLET HIRSON PLACE VICTOR HUGO INTERVENTION JJTAprès le traditionnel défilé du 14 juillet, Jean-Jacques Thomas détailla l’un des bas-reliefs coulés sur le socle du monument dédié à la paix et aux victimes de toutes les guerres.

Après de mauvaises récoltes successives, en 1788 la Thiérache est ravagée par la grêle.

L’hiver précoce est d’une intensité inouïe. Des malheureux périssent de froid dans leur lit ou sur les routes. Les échos de la Révolution de l’été 1789 ne parviennent pas aussitôt en Thiérache.

14 JUILLET HIRSON PLACE VICTOR HUGO garde à vousCependant, en 1790, le premier anniversaire de la prise de la Bastille, la Fête de la Fédération rassemble dans une très joyeuse ambiance la population pour « Que vivent la religion, la nation, la loi et le Roi et vivent les bons citoyens d’Hirson dans la paix et la tranquillité ». Un banquet réunit plus de 1 200 couverts. A la fin du repas, le peuple se lance dans la danse. « Le cercle fut si nombreux est-il raconté que la place était à peine assez vaste ».

14 JUILLET HIRSON PLACE VICTOR HUGO bas-reliefProlongée par les jeunes, la fête dure deux jours et laisse le soin au soleil de faner le foin. Mais déjà, ou plutôt encore et toujours, les menaces s’annoncent aux frontières. En 1792, une nouvelle invasion pousse les armées révolutionnaires à se mobiliser. En Thiérache comme ailleurs. Malgré sa propre détresse, la commune subvient, autant qu’elle peut au ravitaillement des troupes. Des vivres sont mises à disposition des troupes qui traversent la ville, au pied de l’Arbre de la liberté, planté à peu près, en lieu et place de l’actuel monument de la place Victor Hugo. Un épisode gravé dans le bas-relief commémoratif.