11 NOVEMBRE 2017 HIRSON place Victor Hugo JJT« Adieu la vie, adieu l’amour. Adieu toutes les femmes. C’est bien fini, c’est pour toujours de cette guerre infâme. C’est à Craonne, sur le Plateau, qu’on doit laisser sa peau. Car nous sommes tous condamnés. Nous sommes les sacrifiés ».

En reprenant devant le monument aux morts la chanson de Craonne, Jean-Jacques Thomas est revenue sur l’offensive française lancée le 16 avril 1917 « à une soixantaine de kilomètres d’ici » précisa-t-il. Elle devait mettre fin à la guerre en quarante-huit heures.

11 NOVEMBRE 2017 HIRSON place Victor Hugo JJT chapiteau

« Dans un amas de corps déchiquetés, ajouta-t-il, dans la boue et le sang, elle aboutira, en quelques jours, à la mort de plus de 100 000 hommes. Ce sont les sacrifiés de la percée du Général Nivelle. Une offensive, à l’avance, condamnée à l’échec face à une défense ennemie renforcée dans ce qui constitue une véritable forteresse sur laquelle se fracassent sans succès les trop faibles moyens français. Jamais sans doute, la terrible expression « chair à canon » ne fut aussi tragiquement illustrée ».

11 NOVEMBRE 2017 MONUMENT public

Voici un siècle, l’Aisne concentre les fratricides affrontements entre Européens avant de s’étendre aux autres continents, mais, rappela encore le Maire d’Hirson, « c’est ici, dans l’Aisne, qu’en plus de la rivière coule l’intarissable flot de sang ! ». Cent ans plus tard, repue, la terre régurgite encore les restes de ces anonymes héros. En cette année 1917, le Chemin des Dames ne mène pas à la paix.