RESIDENCE JULES DECAMP INAUGURATION 2017 façade

Ancienne Secrétaire d’Etat aux Droits des femmes, Pascale Boistard fut touchée par les engagements de Jules Décamp et le courage politique qui fut le sien d’imposer l’idée même d’une Ecole Primaire Supérieure de jeunes filles. En ce début de siècle, trois ans après une séparation des églises et de l’Etat, toujours fortement contestée, réunir les concepts de laïcité, d’instruction publique et de féminisme tient de la gageure.

RESIDENCE JULES DECAMP INAUGURATION 2017 plaque

L’émancipation des femmes, l’accès à l’éducation pour tous dans le respect de la laïcité furent toujours des combats difficiles. « Bien que ces acquis républicains semblent évidents, ajouta Jean-Jacques Thomas, il importe de les rappeler et, surtout, de les faire vivre ». Jules Décamp l’a fait et il a tenu bon. En quatre ans, l’établissement scolaire a pu ouvrir ses portes. Pourtant, le Maire n’a pu l’inaugurer. Il le regretta amèrement et publiquement trente ans plus tard lors de l’assemblée des (déjà) anciens élèves. 

RESIDENCE JULES DECAMP INAUGURATION 2017 locataire

Ce bâtiment ne pouvait donc disparaître du paysage hirsonnais. « Cela aurait été une double injustice », expliqua son successeur, en remerciant son hôte d’en avoir réparer une en coupant le ruban tricolore qui n’avait jamais été tendu devant l’édifice. Plus qu’une naissance, la Ministre présida à une renaissance d’un site qui avant les Municipales de 1995 devait être livré aux bulldozers des démolisseurs. Pour autant, le travail d’anamnèse, l’évocation volontaire du passé, demeure (aussi) un travail de projection dans l’avenir. Un avenir que les locataires vivent désormais au quotidien.