JEAN-JACQUES THOMAS : « ÉCOUTONS-LES, CES FUSILLÉS ET CES DÉPORTÉS ».
Hier, lors de la journée nationale de la Déportation, dans son allocution prononcée devant la monument dédié à la paix, Jean-Jacques Thomas demanda à son auditoire de prêter l’oreille, d’écouter, parfois dans leur dernier souffle, les messages des fusillés et des déportés « dont les noms ornent nos rues, et nos places sans que le passant ne sache parfois qui ils sont ». « Oui, expliqua-t-il, ce matin, il convient d’écouter ce que fut leur vie, leurs combats, leur quotidien, leurs angoisses, leurs douleurs et leurs peurs. Nous dire que ce sont des Français qui les dénoncèrent et, même, parfois arrêtèrent d’autres Français ». D’ajouter avec conviction : « Écoutons-le encore expliquer qu’en cette période obscure de l’entre-deux-guerres, il fut facile aux médiocres de se hisser au sommet par l’effet miroir de la bassesse imposée ».
Pour le Maire d’Hirson, ils nous rappellent que l’Histoire n’est qu’un pont jeté entre le passé et l’avenir et, qu’hier, « les faiseurs de rêves furent à l’origine des cauchemars les plus violents ; puis comment ces cauchemars se transformèrent en bains de sang ». Après s'être attiré les votes des victimes de la « Grande crise », aussitôt, dès 1933, Hitler ne cache, déjà plus, sa volonté d'en finir avec « ce cancer qu'est la démocratie » et « ces discours entendus comme le chant des sirènes retentirent ensuite comme des sirènes de guerre, des sirènes de haine et de mort ».