22 février 2008
DROGUES : JEAN-JACQUES THOMAS RÉCLAME DAVANTAGE DE MOYENS POUR LA PRÉVENTION ET LES SOINS.
Dans le cadre des dossiers traités dans le cadre des Municipales, le quotidien « L'Union » poursuit son tour d'horizon des positions des deux têtes de liste. Cette semaine, la douloureuse question de la drogue a amené Jean-Jacques Thomas a réagir.
Si, pour lui, la plus grande sévérité doit être appliquée aux trafiquants, la lutte contre les addictions demeure tout autant une nécessité. Toutefois, la santé publique reste une compétence d'Etat dont il « regrette la diminution de crédits ». Malgré tout, les communes d'Hirson, de Buire et de Saint-Michel se sont engagées à lutter contre les conduites à risques.
Devant un « phénomène qui touche toutes les localités et qui est susceptible de toucher tous les publics, rien n'est pire que de nier la réalité ou de la masquer ».
Voilà pourquoi, la Ville d'Hirson a développé un programme volontariste en terme de traitement et de prévention. Un formateur relais anti-drogues intervient auprès d'un public déscolarisé pour le sensibiliser aux dangers de la drogue.
Les parents d'élèves sont également informés pour aborder le sujet avec leurs enfants. Au travers du théâtre, les élèves, eux-mêmes, évoquent, sans tabou, le sujet.
Pour prévenir le mal-être auprès d'adultes en difficulté, 42 personnes ont ainsi été touchées.
Par ailleurs, dans le cadre du Conseil intercommunal de prévention de la délinquance, des informations régulières sont développées dans les quartiers. Jean-Jacques Thomas demande cependant que soit soutenue l'équipe de prévention de la gendarmerie, de celle de soins en addictologie et du Centre d'Hygiène Alimentaire.
Depuis 2003, la Municipalité a, pour sa part et en responsabilité, a soutenu l'installation d'échangeur-récupérateur de seringues. Cette action pilote et les deux automates installés à l'angle de la rue de l'Hôpital et de l'Avenue du Maréchal Joffre permettent de prévenir le SIDA et les hépatites B et C.Elle assure également la collecte des seringues usagées sur la voie publique afin de prévenir les risques de contamination.
Non seulement, ces implantations n'ont pas entraîné une augmentation de la population toxicomane, mais elles ont, au contraire, limité les pratiques à risques. Le bon fonctionnement est assuré par le personnel d'E.L.S.A. également chargés de la distribution des kits.
En 2004, 3 957 kits soit 7 914 seringues ont été délivrés. En 2006, leur nombre est tombé à 1 641 kits soit 3 282 seringues et donc une baisse de 21 %. Cette diminution s'explique par un nombre supérieur d'usagers entrés en soin et la diminution d'approvisionnement d'opiacés et de Subutex d'où l'augmentation de la demande de soins par Méthadone.
L'Automate n° 2 sert à la récupération des seringues usagées. Dans 90% des cas, les seringues usagées récupérées sont recapuchonnées. En 2006, 2 384 seringues récupérées soit 72,57 % par rapport aux seringues délivrées.
Voilà pourquoi, Jean-Jacques Thomas est intervenu auprès de l'Etat et du Centre Hospitalier pour que soient renforcés les moyens accordés à ELSA et, au-delà, à la prévention et aux soins.
Commentaires