21 octobre 2008
NOTRE-DAME DE LORETTE : « POUR QUE LES HIRSONNAIS NE DEVIENNENT PAS DES SOLDATS INCONNUS ».
Devenue traditionnelle à la mi-octobre, la commémoration de l'inhumation du soldat inconnu de Notre-Dame de Lorette fut dimanche matin l'occasion pour Jean-Jacques Thomas d'évoquer la première inhumation du soldat inconnu britannique réalisée en 1920 puis l'année suivante, sous l'Arc de Triomphe, de la sépulture en l'honneur des combattants tués pendant la Première Guerre mondiale.
Cette volonté d'honorer les morts de chaque conflit trouve donc un prolongement historique en 1977. Du cimetière français du « Petit Lac » à Oran, de la côte maghrébine à la colline artésienne de Lorette, en passant par le cimetière militaire de Luynes (Bouches du Rhône), tel fut l'ultime périple du « soldat inconnu tombé en Algérie.
« Quinze ans après la fin des combats en terre africaine, a expliqué le Maire d'Hirson, les Anciens d'AFN savent que leurs 28 000 camarades tombés là-bas, sont effectivement « morts pour la France » dans une guerre qui pendant trop longtemps n'a pas osé dire son nom. »
Pour lui, le soldat inconnu des combats d'Afrique du Nord est donc « mort pour la France, comme des milliers de combattants de l'Artois qui sont tombés en 1915 pour reprendre à l'ennemi cette colline de Lorette sur laquelle sont maintenant érigés le cimetière et le mémorial français. Il est donc juste que le Soldat Inconnu d'Afrique du Nord repose là-bas, aux côtés de ses frères d'armes des deux guerres mondiales ».
Également marqué par l'intervention de Bernard Richet, président du Comité d'Entente patriotique, et par un dépôt de gerbes cet hommage annuel fut l'occasion pour Jean-Jacques Thomas de souligner que « sans ces rappels de l'Histoire, sans ces noms que nous avons voulu gravés dans la pierre, l'oubli aurait effacé leur vie et jusqu'à leur mort. »
De conclure « en nous réunissant et en répétant, ici et maintenant, les noms de Pierre Charlier, Jean-Marie Delforge, Georges Malin, Jean-Marie Rassmont, Georges Jeandin, Roger Lagoutte, Étienne Mur, nous évitons, à leur tour, qu'ils deviennent des soldats inconnus. »
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