LUTTE CONTRE LES INONDATIONS : LES SOLUTIONS PRÉSENTÉES A HIRSON.

Avec vingt et un kilomètres de berges, Hirson vit avec ses rivières et ses débordements. Si l’Histoire a retenu les crues de 1658, 1740 et 1784, la mémoire collective n’a pas oublié les inondations de décembre 1993, de janvier 1995 et, bien évidemment, de janvier 2011. Les périodes de retour de ces catastrophes naturelles sont donc connues. Jean-Michel Cornet, Directeur de l’Entente interdépartementale de lutte contre les inondations ; Yannick Marlant, Adjoint au Maire d’Hirson, Jean-Jacques Thomas, réélu le matin même Vice-Président de cet établissement public (notre photo) qui réunit les Conseillers généraux de la Meuse, des Ardennes, de la Marne, de l’Aisne, de l’oise et du Val d’Oise ; l’ont d’ailleurs rappelé lors de la réunion organisée à Hirson.

Si les crues du Petit Gland, du Gland et de l’Oise se répètent, celle du début d’année reste la plus violente et correspond même à un épisode centenale. A Hirson, pas moins de 546 habitations et bâtiments ont été touchés. Pour remédier à des dégâts estimés en 1993 à dix-huit millions d’euros, Jean-Jacques Thomas a donc proposé « d’agir en amont sur la régulation grâce, d’abord, au bassin écrêteur de Saint-Michel, mais également de gérer les étangs en amont d’Hirson et d’améliorer les écoulements dans la traversée de la ville ».

Bien évidemment, lors de sa présentation à l’Eden, le projet de Montorieux (notre photo) constitua le cœur des interventions. Conçu pour contrôler les fortes crues supérieures à dix ans et jusqu’à plus de quarante-cinq ans, il s’appuie sur un principe simple : stocker temporairement la pointe de crue avec un volume retenu de deux millions de m3 contre quatre à Proisy.

La digue construite en fond de vallée, intégrée au paysage, dispose de vannes pour stocker puis libérer les volumes excédentaires. Un système qui a donc fait ses preuves à Proisy en janvier en protégeant plus de quatre cents habitations et qui diminuerait de 30 cm le niveau de l’Oise à Hirson en cas de crue d’un retour de trente ans et de 40 cm lors d’inondation d’un retour de quarante ans.
Jean-Jacques l’a rappelé au public : la concertation sera privilégiée. D’ores et déjà, un protocole d’indemnisation fut signé en décembre avec la profession agricole. Des travaux de protection seront engagés rue de la Roche à Saint-Michel, la route de Montorieux sera rehaussée, etc. Du reste, l’enquête publique prévue à l’automne offrira à chacun la possibilité de s’exprimer. Y compris, bien évidemment, les victimes des crues de janvier.