UTILITÉ, VOLONTÉ ET DIGNITÉ : LES SYMBOLES DE LA PLACE DE LA RÉPUBLIQUE.

Sitôt le ruban coupé par Yves Daudigny, Catherine Benoît-Mervant, de Jean-Pierre Balligand et Jean-Jacques Thomas, la plaque inaugurale dévoilée dans la salle de conférence partagée par les Services de l’inspection académique, des Francas et du Centre médico-scolaire, la visite de l’ancien bâtiment permit de mesurer le travail accompli qui plus est – comme tous les orateurs l’ont souligné – à partir de chantiers d’insertion.
Plus qu’un symbole, pour Jean-Jacques Thomas, cette réhabilitation – qui plus est place de la République - donne donc un sens à la volonté politique commune de la Municipalité, de la Communauté de communes et du Conseil général, tous capables de « concilier, voire de réconcilier, non seulement des classes d’âges, mais également des classes sociales ».

« Quel plus beau symbole, expliqua, en effet, le Maire d’Hirson, que des hommes privés d’emplois, souvent trop tôt sortis de l’école, permettent à l’élite du système scolaire de travailler au service d’une éducation qui, sinon, les a rejetés, du moins, dans laquelle, ils ne se sont plus reconnus. La preuve est ainsi donnée qu’il est possible de redonner, sinon espoir, du moins confiance à ces ouvriers passés par ces chantiers d’insertion. Organisée, encadrée, pour eux, cette expérience s’appelle reconnaissance et utilité ».

Pour Jean-Jacques Thomas en offrant aux différents services les moyens d’assurer leurs missions, la Municipalité conforte le Service public local tout comme le Centre Education jeunesse reconnaît la nécessité de rénover un système éducatif qui ne cesse de creuser les inégalités que l’importance de (re) donner à la jeunesse sa place, ses chances, et là encore une reconnaissance. De la même manière, les chantiers d’insertion du Conseil général visent aujourd’hui à reconnaître à chaque allocataire du RSA, sa place, à lui donner sa chance et sa dignité. « A commencer, souligna Jean-Jacques Thomas, par la dignité de la fiche de paie ».