SOLIDARITÉ DE VOISINAGE ET ATTENTION MUNICIPALE POUR JEAN-MARIE, L’ERMITE, DE LA FORÊT.

Dans la ville, sa barbe, son bonnet et sa silhouette sont connus. A 65 ans, Jean-Marie Villain continue de vivre en ermite. Longtemps, il s’est d’ailleurs réfugié au milieu de la forêt, mais en 1999, sa cabane de tôles est incendiée. Refusant les relogements proposés, l’homme n’accepte guère d’interventions sauf celles de Léon Baille et de quelques voisins. Après un passage par les gradins, Jean-Marie Villain a retrouvé aux Promenades, dans la clairière, le cadre et le calme qui lui conviennent. Cet hiver, la Municipalité d’Hirson lui a aménagé un petit chalet avec un lit surélevé.
Cependant, pas question pour lui de chauffage, ni même de fermer la porte. Les couvertures lui suffisent. Là encore, la solidarité de voisinage joue à plein. Elle complète les repas portés par le CCAS, le café chaud et les couvertures. Dans le cadre du plan « grand froid », Vincent Szpakowski et les services municipaux lui portent une attention toute particulière. A leur demande, Jean-Marie Villain fut hospitalisé à la mi-janvier puis il accepta quelques nuits au « Buffet de la Gare » avant de retrouver son environnement et quelques visites. Comme celle de Jean-Jacques Thomas, venu prendre de ses nouvelles et lui apporter une paire de gants. Demain, Léon Baille, ses voisins et les personnels municipaux prendront le relais, veillant sur lui tout en respectant son choix de vie.