« D’ABIDJAN A PARIS », AVEC MAGIC SYSTEM « ÇA A (AUSSI) BOUGÉ, BOUGÉ » SALLE CARPENTIER.

De mars à mai, de Lille à Paris, « Magic System » réalise sa tournée des zéniths. Pas moins de vingt concerts. Et même si la salle Michel Carpentier ne dispose pas de ce label, elle affichait néanmoins complet. Plus de sept cents spectateurs se massaient, en effet, à Hirson pour applaudir le groupe ivoirien.

Il est vrai que depuis 1996 et « Premier Gaou », les quatre musiciens enchaînent les tubes, mêlant sonorités africaines et rythmes électroniques. Après un dernier album de platine « Touté Kalé » pressé l’an dernier, les quatre garçons entendent faire aussi bien avec leur best-of « D’Abidjan à Paris » sorti début avril et largement repris en Thiérache.
De 21h à 22h30, la salle n’a jamais cessé de chavirer et de répondre aux sollicitations des artistes. Y compris, pour souhaiter un joyeux anniversaire à Mathilde ou pour faire monter sur scène une ribambelle d’enfants. Avec les titres les plus connus, de « C Chô, ça brûle » à « Chérie Coco », le public hirsonnais l’a lui-même chanté à l’unisson : « Même pas fatigué ».
Et pourtant, il s’est dépensé. Mais le groupe avait prévenu « Abdijan, entre nous c’est toujours le show ». « De Dakar à Bordeaux, on met le feu ». Pas seulement, du reste, au sud de la Loire à en juger par le public. Nul besoin de dictionnaire de traduction non plus pour répondre à la question « Ki Di Mié ?».

Difficile en tout cas lorsque les refrains sont repris en chœur, portés par une rythmique réussie telle « La danse des magiciens ». Voilà bien longtemps que la salle Carpentier ne s’était transformée en dance-floor. La « Word music » de Magic system est de son temps. Rien de plus naturel dans ces conditions qu’elle rencontre partout son public.

A’Salfo, Manadja, Tino et Goudé étaient bien à leur place dans cette édition 2012 des Transfrontalières. Les spectateurs, eux, n’ont jamais réussi à rester à la leur. Dès les premières mesures, ils ont commencé à « Bougé, bougé ».