LOIN DES CLICHÉS ORIENTALISTES, LA COMPAGNIE DES MILLE ET UNE NUITS ENTRE EN TRANS’.

Cette année encore, les Trans’ se jouent des frontières. Avec, dimanche soir, une subtilité tout orientale. Même sans tapis volant, le public de la salle Carpentier s’y est laissé prendre. Du traditionnel baladi égyptien au raks sharki en passant par les influences plus modernes, cinq danseuses ont ainsi célébré l’imaginaire, le partage et la richesse artistique.

Sur la vaste scène occupée la veille par « Magic system », toutes en nuances cette fois, Gemma, ses quatre danseuses et leurs trois musiciens ont entraîné le spectateur dans un voyage de Samarcande à Alep, de Cordoue au Caire.
Aux rythmes des cordes, des sagates ou de la darbouka de Djamel Mellouk, les ondulations des hanches, les volutes du bassin et les arabesques des mains ont ainsi transporté un public peu à peu amené à battre des mains au rythme de la danse et des percussions. Servis par la régie « lumière », des dizaines de costumes brodés et étoilés ont également ajouté à la féerie des mouvements.
Dans un savant dosage de technique et de grâce, la Compagnie des « Mille et une nuits » a ainsi proposé une vision et exigeante de la danse ancestrale, loin en tout cas des clichés orientalistes.
Au-delà des strass et des paillettes, de la danse du ventre, le spectacle a incontestablement étonné, détonné peut-être. Mais, le festival hirsonnais se veut d’abord découverte. La sensualité d’un harem dansant y a donc trouvé sa place au titre de l’art et de la culture sans frontière.