POUR LE LIEUTENANT FENECH, NI STIGMATISATION, NI ZONE DE NON-DROIT, LA SECURITÉ EST GLOBALE.

« Avec vingt-sept gendarmes, la Communauté de brigades dispose des moyens pour mailler le territoire et, avec des méthodes en perpétuelles évolutions, s’efforcer de concilier proximité et efficacité ». Pas de stigmatisation dans le discours de Nicolas Fenech. Ce n’est pas le style du militaire.

Depuis son arrivée en Thiérache, il multiplie, en effet, les contacts et développe un quadrillage quasi scientifique. « Nos concitoyens, explique-t-il, regrettent parfois de ne pas nous voir suffisamment, mais, a contrario, ils se plaignent aussi d’apercevoir trop d’uniformes sur le bord des routes. Ils ne savent pas que, pour des raisons de discrétion et donc d’efficacité, certains gendarmes patrouillent en civil. Et lorsqu’au milieu de la nuit, nous intervenons au quartier de la Verrerie pour interpeller un homme qui tire des coups de feu en l’air, c’est que nous sommes sur le terrain. Ou, toujours dans la nuit, quand nous plaçons en garde-à-vue, quatre jeunes qui se rendent coupables de dégradations et de violence, là encore, nous intervenons rapidement parce que nous étions en patrouille ».

Pour le Commandant de brigades, pas question de marquer un quartier plus qu’un autre. « A Hirson, dit-il, il n’existe pas de zone de non-droit. Certes, il faut contrôler certains flux, mais au regard des statistiques des dernières années, les améliorations constatées sont réelles avec, malgré tout, l’émergence de petits groupes, de plus en plus jeunes. D’où la nécessité de développer le travail engagé avec la Municipalité et le Centre intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance sur des thèmes aussi variés que l’approche parentale, les mesures de réparation ou l’éclairage public et l’urbanisme ».