NI GODILLOTS, NI TRAÎNE-SAVATES, QUATRE EXIGENCES POUR LES SOCIALISTES.

Si aujourd’hui les divisions et les déchirures sont plutôt à rechercher du côté de l’UMP, les Socialistes ont quitté hier La Rochelle à la fois heureux d’avoir permis à François Hollande d’incarner le changement voulu par les Français, mais conscients, face aux difficultés, de leurs responsabilités. « Nous savions, du reste, que cela serait difficile, et je crois même que c’est pour cela que les électeurs nous ont choisis », a d’ailleurs constaté Martine Aubry.

Lors de son discours de clôture de l’université d’été, la Première Secrétaire ne s’est cependant pas contentée de distribuer les remerciements d’usage. Elle a détaillé une feuille de route développée autour de quatre exigences : le soutien indéfectible au Président de la République en faisant remonter les aspirations du peuple, la poursuite de la réflexion afin d'anticiper les évolutions de la société et les mutations du monde, la rénovation du Parti avec le non-cumul des mandats parlementaires et la préparation de nouvelles équipes et, enfin, « l’européanisation » du PS. Un vaste chantier que le Maire de Lille a ainsi résumé : « soyez militants plus que jamais pour transformer l'espoir qui s'est levé en 2012 en un nouvel avenir pour la France, voilà le rôle du Parti socialiste ».

Au terme de ces trois jours d’une « université historique » après les victoires électorales de 2011 et, bien sûr, 2012, Martine Aubry a, évidemment raillé le bilan de la Droite qui aujourd’hui accuse le Gouvernement de détricoter l’action de Nicolas Sarkozy. « Nous ne faisons que raccommoder le pays » a-t-elle répondu, ajoutant « nous sommes dans la réflexion, ils sont, eux, dans la génuflexion » en référence aux soutiens recherchés par François Fillon et Jean-François Copé. A la veille de quitter la rue de Solférino, le Maire de Lille l’a répété à la tribune de La Rochelle, elle reste une militante. Personne ne pouvait en douter.