SUR LA LIGNE MAGINOT, LA VISITE DE CES SENTINELLES DE BÉTON.

« Quelles pouvaient être l’origine et, surtout, la raison d’être des quarante blockhaus qui parsèment la forêt de Saint-Michel et qui prolonge la ligne Maginot ? ». D’un point de vue stratégique, les troupes allemandes ont, à l’époque, apporté une cuisante réponse. Localement, la forêt vallonnée nécessitait dix blocs au kilomètre pour, en cas d’attaque, éviter les angles morts. Sauf, si, comme ce fut le cas, en mai 1940, les soldats français furent attaqués par … l’arrière et du côté borgne !

Au début de l'offensive, les fortifications saint-michelloises furent, en effet, contournées au sud et au nord par les unités de 8e division de panzers allemands. Le régiment français se trouva ainsi coupé des Tirailleurs algériens qui défendaient Mondrepuis. Sitôt la cérémonie officielle terminée, Jean-Jacques Thomas, Thierry Verdavaine et Yannick Marlant ont guidé la délégation allemande de Königsee jusqu’au blockhaus où les 16, 17 et 18 mai, le Général Bézier La Fosse avait installé son Poste de commandement. Le groupe a ainsi découvert l’intérieur de la fortification et les sacs de ciment désormais figé comme ces illusoires sentinelles.