A LA TRIBUNE, OLIVIER MELLOR LIVRE (ÉGALEMENT) QUELQUES CHOSES QU’IL PORTE EN LUI.
Jean Jaurès a alors 45 ans. Réélu Député de Carmaux, il est déjà la figure emblématique du Parti socialiste français qui, plus tard deviendra la SFIO. Vice-Président de l’Assemblée Nationale, il prononce en 1903 un discours adressé aux lycéens d’Albi où, du reste, il a enseigné, trente-deux ans plus tôt après avoir, brillamment, obtenu son agrégation de philo.
A Hirson, l’acteur et metteur en scène de « Cyrano de Bergerac » et tout récemment à Avignon, de « Dialogue d’exilés », de Bertolt Brecht, incarne l’homme politique français, assassiné un siècle auparavant. Cheveux poivre et sel, barbe naturelle, chapeau et redingote noirs, Olivier Mellor est monté à la tribune. Ceint de son écharpe tricolore, l’artiste de la Comédie de Picardie incarne un Jean Jaurès qui dresse un premier bilan de sa vie et évoque « l’insensible fuite des jours », mais également sa confiance en l’avenir, malgré, dit-il, la montée des périls.
Avec talent, l’acteur porte l’un des plus célèbres discours en faveur de la paix, mais également du courage avec la célèbre formule : « Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel ». Dans le silence de la nuit hirsonnaise, au-delà du discours d’un autre, Olivier Mellor a également livré « quelques choses qu’il porte en (lui) ».

