DÉPORTATION DES « 45 000 » ET DES « 31 000 » : A HIRSON, L'HISTOIRE FAIT APPEL À SES MARTYRS.
Parmi les nombreux convois partis de France vers les camps d'extermination d'Auschwitz-Birkenau, deux ont marqué l'Institut CGT d'histoire Sociale, de l'Aisne et de l'Association « Mémoire vive ». Le nom de « 45 000 », partis le 6 juillet 1942, et de « 31 000 », le 4 août 1944, leur fut donné en raison des matricules tatoués sur l'avant-bras de chaque déporté par les nazis. Tous ont, en effet, laissé une trace particulière dans leur histoire personnelle et dans celle de la déportation.
Grâce à l'inlassable activité de Michel Briset, une exposition consacrée à ces événements a ouvert ses portes, samedi, galerie Gilbert Arduin où elle est accessible jusqu'au 21 mars. Lors du vernissage, le cheminot CGT et le Maire d'Hirson ont partagé une même complicité, née de valeurs communes et confortée par une même vision de l'Histoire.
Jean-Jacques Thomas a, ainsi, rappelé que c'est le Gouvernement français de Daladier qui, dès 1939, dissout le PCF par la « loi des suspects », « mesure arbitraire, dit-il, puisqu'elle n'implique aucun fait délictueux ». Pour sa part, Michel Briset évoqua l'arrivée au pouvoir d'Hitler grâce à des élections démocratiques. Tous deux sont revenus sur la montée de l'Extrême-Droite, partie-prenante de l’avènement du Gouvernement de Vichy et des lois antisémites puis de la traque des juifs, des Communistes, des Francs-maçons, des Résistants.
La présence à Hirson de Fernand Devaux, survivant d'Auschwitz-Birkenau et des convois de Compiègne, témoigne, si besoin était, d’une tragique réalité parfois oubliée, quelque fois gommée ou que certains voudraient minimiser ou, pire, réduire à des détails de l’Histoire.


