ANCIENS D’AFN : « INSCRIRE LEURS NOMS DANS LA MÉMOIRE COLLECTIVE »
En novembre dernier, le site de Notre-Dame de Lorette – le plus grand cimetière militaire français – était placé sous les feux de l’actualité. Une actualité vieille d’un siècle. 40 000 soldats de la Première guerre mondiale y sont, en effet, inhumés. Inauguré en novembre dernier par le Président de la République, le gigantesque livre de pierre et d’acier de 500 pages réunis le nom de 580 000 soldats de toutes origines, de toutes nationalités et de toutes confessions.
Dimanche, si Notre Dame de Lorette fut l’occasion d’évoquer la guerre, il s’agissait de celle d’Algérie qui, selon Jean-Jacques Thomas, « 37 années durant refusa de dire son nom ». Face aux anciens d’AFN de sa commune, Jean-Jacques Thomas rappela que 28 000 soldats et, parmi eux des Hirsonnais, sont tombés, là-bas, de l’autre côté de la Méditerranée.
D’ajouter « du livre de ces victimes, il n’en existe que quelques paragraphes, quelques bribes, gravés sur le monument aux morts de nos communes. Et, en cette journée anniversaire, nous rendons plus spécialement hommage à Pierre Charlier, Jean-Marie Delforge, Georges Malin, Jean-Claude Rasmont, Georges Jeandin, Roger Lagoutte et Etienne Mur, militaires du contingent et gendarmes mobiles, eux aussi, réunis dans une mort, évidemment tragique, forcément injuste ». Un monument érigé par la Municipalité en 2005 afin de « donner un sens aux rassemblements et inscrire leur disparition dans la mémoire collective ».


