POUR STÉPHANE BIZEAU, L’ÉDUCATION DOIT RASSEMBLER TOUTE UNE COMMUNAUTÉ.
« Former, aider les femmes et les hommes à s’insérer professionnellement, expliquent Didier Cornet et Juliette Micucci, les journalistes de la radio « Echo FM », lors de la cérémonie des vœux de Jean-Jacques Thomas, c’est finalement investir dans la ressource humaine. L’action municipale prouve qu’elle croit en cette ressource, matière première de l’éducation ». Pionnière en la matière, la Ville d'Hirson s'appuie sur une politique développée salle de l'Eden par Stéphane Bizeau, Responsable local des Francas et coordinateur du Projet Educatif de Territoire. Dès 2012, sans y être contraints, les élus locaux s'investissent dans la réforme des rythmes scolaires et des Temps d’Activités Péri-éducatifs, les TAP.
Aujourd'hui, ils concernent neuf écoles, 624 enfants répartis dans quarante groupes auxquels, chaque semaine, sont proposés 80 activités encadrées par 62 intervenants ATSEM, animatrices périscolaires et TAP, une coordinatrice, trois éducateurs sportifs, deux animateurs du Centre social, dix jeunes en emploi d’avenir salariés de clubs sportifs ou des Francas, un jeune graphiste et deux professeurs de l’école de musique. Tous ont bénéficié ou bénéficient d'une formation adaptée. L'an dernier, neuf nouveaux animateurs ont obtenu le BAFA et trois ont débuté une formation de directeur. Trois autres jeunes sont maintenant titulaires du BPJEPS et une dizaine d’animatrices ou ATSEM ont suivi des formations thématiques pour, par exemple, prendre en compte un enfant en situation de handicap.
Outre Hirson, le Projet Educatif de Territoire (PEDT) rassemble les communes de Buire, Effry, Wimy, Mondrepuis, Ohis et Neuve Maison et, depuis le mois de novembre, elles sont rejointes par l’école de l’Enfant-Jésus. Pour Jean-Jacques Thomas, les nouveaux rythmes scolaires sont également ceux de l'enfant et, comme l'explique la pédiatre hirsonnaise Bénédicte Mansuel, chez les élèves, les courbes de vigilance les plus hautes se situent entre 9h et 11h. D'où l'intérêt d'y enseigner les maths, le français ou l'histoire - géo et consacrer la seconde partie de l'après-midi à l'éducation physique, la musique ou aux arts. « Certes, ajoute le Maire d'Hirson, ce choix a un coût, mais c'est le prix à payer pour élever le niveau et l'ouverture de nos enfants sur le monde et la vie ».


