LES SOCIALISTES HIRSONNAIS PRÔNENT L’UNITÉ ET BANNISSENT LES ÉTATS D’ÂME.
Les Socialistes hirsonnais n’entendent rien céder sur le terrain des valeurs politiques. Pour son Premier Secrétaire fédéral, le repli constituerait, en effet, le pire danger, la porte ouverte aux populismes de tous crins. Certes, le contexte n’est pas facile, mais, c’est justement parce qu’il est difficile que la réaction doit s’organiser. « Faire face, expliqua le Maire d’Hirson, hier soir, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux, c’est ce qu’à fait le Président de la République lors des attentats qui ensanglantèrent la France. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles ». « Devons-nous avoir des états d’âme face à ceux qui n’en n’ont pas ? » s’interrogea-t-il. Jadis critiqué pour son laxisme, le PS ne soit pas maintenant l’être maintenant pour son angélisme ».
Pour Jean-Jacques Thomas, l’état d’urgence est nécessaire tant que la situation l’exige. Revenant sur la nécessité de faire vivre une laïcité basée sur le dialogue et le respect mutuel, il réaffirma la priorité donnée à l’éducation et à la culture, mais également à l’obligation morale de s’ouvrir aux réfugiés de guerre dans les conditions qu’il a rappelé. Sur le terrain politique, la montée de l’Extrême-Droite est une réalité tout comme le fait que les Français ne veulent pas du FN. Remerciant, les militants socialistes pour leur engagement « difficile autant qu’indispensable », il qualifia leurs votes d’historiques face à la menace « parce que, dit-il, l’Histoire nous donne raison ». D’ajouter après sa rencontre mardi avec Jean-Christophe Cambadélis : « Notre retrait en Nord-Pas-de-Calais – Picardie a sans doute sauvé d’autres régions françaises. Le PS ne doit pas, non plus, l’oublier ».

