DIRECTEUR DE LA CAF, MICHEL DAZIN N’OUBLIE NI LA FORCE DE L’ÉDUCATION, NI SES RACINES THIÉRACHIENNES.
Il n’a pas voulu cacher son émotion, ni oublier ses débuts en 1982, en Thiérache, à la tête du Centre social de Guise. Aujourd’hui, Directeur charismatique de la Caisse d’Allocations Familiales de l’Aisne après avoir dirigé celle de Saint-Quentin, Michel Dazin aime se retrouver à Hirson. Il l’a redit. Au terme d’un engagement de 34 ans, il fait, aujourd’hui, valoir ses droits à la retraite et sa présence, dans une salle des mariages qu’il connaît bien, résonnait un peu comme un adieu.
Homme de mémoire, il a tenu à y associer ses prédécesseurs qui, depuis Jean-Michel Serouart, se sont engagés dans une contractualisation qu’il a poursuivie et développée. Sa priorité donnée à l’éducation, il l’a également rappelée au travers d’un passage de la lettre de Jaurès écrite aux instituteurs en 1888 et dans laquelle l’homme d’Etat invite les maîtres à devenir des éducateurs en parlant aux enfants de « grandes choses qui intéressent la pensée et la conscience humaine ». D’ajouter : « Dans chaque intelligence, il y a un sommet et, ce jour-là, des choses changeront ». Chez Michel Dazin, cette intelligence est, aussi, celle du cœur.

