RÉFUGIÉS DE GUERRE : SIX JEUNES AFGHANS ACCUEILLIS A HIRSON.
Ils sont six, âgés de 19 à 27 ans. Tous arrivés d’Afghanistan en fin d’année dernière. Originaires de Nazar Quala, Dashte-Saqawa, Dabar Alo ou Shirzad-Sherzad, ils sont berger, agriculteur, pompiste dans une station service, livreur au bazar ou étudiant en sciences de l’environnement à Kabul. Face aux menaces des talibans, aux soupçons de collaboration, aux menaces de morts et, pour certains, aux violences et tortures subies, ils ont préféré fuir leur pays et s’engager dans un périple qui les a conduit à Calais en passant en taxi, en train et à pied, par l’Iran, la Turquie, la Bulgarie, la Serbie, la Croatie, l’Autriche et l’Allemagne. Ils se sont donc retrouvés à Calais et ne se sont plus quittés. Depuis cette fin de semaine, comme il était prévu dans le cadre de l’accueil temporaire des demandeurs d’asile, ils sont hébergés à Hirson. Comme d’autres le sont à Vervins et La Capelle.
En totale transparence, avec l’aval de son Conseil municipal, Jean-Jacques Thomas a souhaité que leur arrivée soit aussitôt rendue publique puisque leurs conditions de vie ont été préparés avec « Accueil et Promotion », gestionnaire du « Bon Accueil ». Certes les trois chambres, la cuisine et la salle de bains avec douche sur le palier s’avèrent spartiates. Cependant, la première préoccupation de ces réfugiés demeure de retrouver le goût de vivre et … d’apprendre le français. Un souhait pris en compte dès mardi par le Centre social dans le cadre de l’atelier « Lire, Ecrire, Parler » (ALEP) créé voici plusieurs années déjà. Le groupe comme l’expliqua Jean-Jacques Thomas réhabilitera dans les prochains jours une pièce à vivre. En attendant, il s’organise pour réaliser ses repas avec les 6,80 € quotidiens alloués par l’Etat.

