89 HARMONIES ET FANFARES ET 3 854 MUSICIENS RÉUNIS EN 1901 POUR UN GRAND CONCOURS MUSICAL.
Dimanche 4 août 1901, voici juste 115 ans, Hirson accueillait un « Grand concours international » placé sous la présidence d’honneur de Gabriel Parès, chef de musique de la Garde républicaine. Descendant de deux familles hirsonnaises, M. et Mme Paul Havet et M. et Mme Paul Landa, Bernard Havet, 90 ans, aujourd’hui à Versailles, a adressé à Jean-Jacques Thomas le livret imprimé à l’occasion de cet événement culturel. Fils de Gilbert Havet, docteur vétérinaire et de Nelly Landa, Bernard Havet est le dernier survivant de cette famille dont le second fils, Michel, fut tué par les nazis en août 1944.
« Je garde de votre ville, écrit-il, un souvenir très agréable. J’y passais mes vacances chez mes grands-parents j’ai même appris à nager à la piscine des cheminots de la cité ». Vendu 30 centimes et bien conservé, l’opuscule rappelle que la ville a donc accueilli en 1901, 89 fanfares et harmonies, 3 854 musiciens et 89 commissaires. Le matin, l’ensemble des écoles, la salle d’Aumale, la brasserie Nicolle, 68, rue de La Capelle et la salle de gymnastique servent de cadre au « concours de lecture à vie ».
A 14h30, les concours débutent place d’Armes, Brisset, du Fort Vincent, du marché, d’artillerie, du Jeu de battoir et Carnot, mais également rues de Vervins, de Charleville, de La Capelle et des Champs-Elysées. Auparavant, la moitié des formations avaient défilé rue l’Alsace, avenue de la gare, rue de Charleville et place Pasteur avant de gagner leurs kiosques respectifs. L’autre moitié est partie de la rue des Ferronniers pour la rue de La Capelle, la place d’Armes et la rue de Guise. A 23h, fut tiré un grand feu d’artifice de la Maison Ruggieri. Le lendemain, un « bal grand orchestre » débuta à « 8h ½ du soir pour s’achever à deux heures du matin ».

