VINCENT PEILLON EN RASSEMBLEUR DE LA GAUCHE : « ET ON LE FERA ! ».
Optimisme Vincent Peillon ? Sans doute, mais pas au regard de l’Histoire, ni de la Maire de Paris, Anne Hidalgo, et de Mazarine Pingeot venues lui manifester leur soutien pour le dernier meeting d’une campagne apparue à beaucoup comme trop courte. A l’image d’arguments et d’idées qu’il a fustigées pour mieux se poser en défenseur d’un indispensable rassemblement à Gauche. Une union difficile ? Il en convient. « Faire gagner la Gauche, dans notre pays, rappelle-t-il, cela a toujours été une alchimie subtile. Que ce soit en 1936, en 1981, en 1997, chaque foi, la Gauche a une tendance naturelle à la liberté, à la diversité, parfois même à la concurrence et à l’acrimonie ».
Pour que la surprise promise intervienne, il a donc invité une salle comble parmi laquelle Gilles Pargneaux, Jean-Jacques Thomas et Stéphane Bizeau, « à travailler, à œuvrer, à se consacrer au rassemblement » pour ne pas avoir, de nouveau à vivre « trop d’années d’opposition, de querelles, de fractures à l’intérieur de la Gauche et du Parti socialiste ». Sans note, en appelant aux figures fondatrices du socialisme, aux grands républicains, et, bien évidemment, à François Mitterrand et Lionel Jospin, Vincent Peillon ne croit ni en la disparition du PS, ni à une victoire de la Gauche sans les Socialistes.
« Bien sûr, concède-t-il, nous sommes dans un moment qui n'est pas le plus facile. Mais la facilité n'a jamais été notre lot ». Se posant, justement, en rassembleur, l’ancien Ministre de l’Education se veut confiant et déterminé à parler aussi bien à Emmanuel Macron qu’à Jean-Luc Mélenchon pour que les électeurs de Gauche ne se limitent pas à « n’être que les idiots utiles de la Droite et de l'Extrême droite », d’autant, rappelle-t-il, que « la Gauche n'a jamais gagné sans les Socialistes ». Quant à ceux qui pensent que le PS est d’ores et déjà hors course (présidentielle), Vincent Peillon se veut confiant « Ils nous disent, ça va être difficile. Ils n'ont pas connu Georges Marchais et on l'a fait. Ils n'ont pas connu 1993-1995 et on l'a fait ». Tel Obama avec son « Yes, we can », de conclure par un « Et on le fera ! ».


