LOIN DES PARACHUTAGES, JEAN-LOUIS BRICOUT ET CATHERINE LAGRANGE CULTIVENT LEUR PROXIMITÉ THIÉRACHIENNE.
Dimanche, les électeurs trancheront. A partir d’un programme, d’un engagement personnel, d’une présence sur le terrain ? Difficile pour certains candidats d’affirmer vouloir défendre une Thiérache où ils n’ont jamais mis les pieds et des Thiérachiens qu’ils n’ont jamais rencontrés ou si peu. Jamais sans doute la 3e circonscription n’avait suscité autant de candidatures parachutées. Même le candidat « En marche », enseignant dans le Chaunois, doit son arrivée au choix de François Bayrou de disposer d’une centaine de circonscriptions dévolues au MODEM. Qu’importe l’ancrage.
La Thiérache là-dedans ? Un alibi pour récupérer 1,42 €. La candidate du Front de Gauche, de Jean-Luc Mélenchon, ne s’en cache pas. Résidente dans le Val de Marne et originaire de l’Essonne, elle n’a pas l’ambition de porter le drapeau thiérachien, mais uniquement celui de son mentor. Un Thiérachien, c’est mieux qu’un Parisien ? Jean-Louis Bricout et Catherine Lagrange cultivent, eux, la proximité, mettant à profit la campagne électorale pour faire valoir leurs priorités et le travail assumé par le Député sortant.
« Ni suiveur, ni frondeur », il dénonce le désert que, selon ses adversaires, constituerait une Thiérache qu’il défend et pas seulement le temps d’une campagne électorale. Prônée par l’Extrême Droite comme par l’Extrême Gauche, Jean-Louis Bricout et Catherine Lagrange savent que la sortie de l’Europe équivaut à tirer un trait sur des entreprises étrangères comme Eberspächer implantée à Saint-Michel ou, à 80 % exportatrice, comme AML à Hirson. Ancrés dans le quotidien, les deux candidats s’y sentent chez eux puisqu’ils sont chez eux. « De plus, ajoute Catherine Lagrange, Hirsonnaise de souche, c’est la première fois, qu’une suppléante est choisie à Hirson ».


