« LE PROJET SOCIALISTE NE DOIT PLUS TENIR SUR UN TICKET DE MÉTRO ».
Formuler des idées, les charpenter dans un projet : voilà pour Julien Dray, l’urgence. « Pourquoi pas un congrès thématique annuel, sans réélection du premier secrétaire ? Quand, s’interroge-t-il, avons-nous débattu de l’aéroport de Notre-Dame des Landes ? » Évoquant les nouvelles technologies, il propose une TV du parti avec les retransmissions du conseil national du PS, sans pour autant abandonner le militantisme « moteur de l’histoire ».
Faut-il tout changer ? « Oui, avoue-t-il, mais pas trop vite ». « Il faut d’abord se rassembler, continua à Vervins Julien Dray lors du second forum de la rénovation, sur des idées communes ». Même s’il reconnaît qu’Emmanuel Macron bénéficie de la conjoncture favorable créée par François Hollande, il reproche à l’actuel Président de « se priver des recettes nécessaires aux Français en faisant des cadeaux aux plus riches ». « Il existe, poursuit-il, des économies autres que la CSG, les emplois aidés et l’APL ».
Exonère-t-il pour autant le PS ? Non. « En 2012, concède-t-il, le programme socialiste tient sur un ticket de métro et entre 2007 et 2012, nous avons passé le temps à nous disputer ». Pour autant, affirme encore Julien Dray, « heureusement qu’il y a eu un PS. Voilà pourquoi, comme dans l’Aisne, nous passons du temps à le refaire. Sans PS, il n’y aura pas de Gauche de gouvernement ».